Révision constitutionnelle : le Président de la République Diomaye Faye saisit le Conseil constitutionnel

Révision constitutionnelle : le Président de la République Diomaye Faye saisit le Conseil constitutionnel

Le bras de fer institutionnel est officiellement engagé. Ce lundi 6 juillet 2026, le Président de la République a contesté la régularité de la révision constitutionnelle adoptée par l’Assemblée nationale. La plus haute juridiction du pays est désormais saisie et doit se prononcer dans un délai de huit jours, sous la pression d’une déclaration d’urgence.

Un recours frontal et inédit contre l’Assemblée nationale

Mandaté par le chef de l’État, Maître Cheikh Ahmadou Ndiaye, avocat à la Cour, s’est présenté devant le greffe du Conseil constitutionnel pour déposer un recours en inconstitutionnalité. L’acte vise directement la loi n° 18/2026 adoptée le 29 juin dernier, que le Président estime entachée d’irrégularités procédurales.

Dans sa saisine, le chef de l’État dénonce une « violation de la procédure de Révision constitutionnelle » et exige que les sages examinent sa requête dans un délai de huit jours. Cette accélération, prévue par les textes organiques, traduit la gravité de la situation et l’urgence politique ressentie par l’exécutif.

Au‑delà du geste juridique, c’est un signal politique fort : le Président attaque de plein fouet la régularité des travaux parlementaires, mettant en lumière un conflit institutionnel qui pourrait redessiner l’équilibre des pouvoirs.

Un dossier lourd de preuves et une décision attendue

Pour étayer ses griefs, l’exécutif a transmis un arsenal documentaire impressionnant :

Textes législatifs visés par le recours, afin de démontrer les incohérences.

Correspondances officielles échangées avec le président de l’Assemblée nationale, matérialisant les tensions institutionnelles.

Procès‑verbaux d’huissiers confirmant les manquements dénoncés.

Enregistrements audio et vidéo des débats en plénière, déposés sur clés USB, pour illustrer les irrégularités pointées.

Ce dispositif vise à convaincre les juges constitutionnels de la gravité des manquements reprochés. Les sages disposent désormais d’une semaine pour rendre leur arbitrage. Leur décision, attendue avec fébrilité, pourrait avoir des conséquences majeures : soit valider la démarche parlementaire, soit donner raison au Président et invalider la procédure.

Dans les coulisses, l’Assemblée nationale défend la légitimité de ses travaux, tandis que l’exécutif brandit l’urgence démocratique. Le verdict du Conseil constitutionnel s’annonce comme un moment de vérité pour la République, susceptible de marquer un tournant historique dans la trajectoire institutionnelle du pays.

Author: La rédaction

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