Casamance : Les femmes médiatrices tracent la voie de la paix sous l’impulsion de ONU-FEMMES 

Casamance : Les femmes médiatrices tracent la voie de la paix sous l’impulsion de ONU-FEMMES 

À Ziguinchor, les présidentes des organisations féminines ont lancé le Cercle des médiatrices de la Casamance. En présence du directeur régional d’ONU-FEMMES, Dr Maxime Houinato, cette première rencontre a posé les bases d’une dynamique nouvelle : consolider les acquis du processus de paix, interpeller l’État et porter la voix des populations pour une cohésion sociale durable.

Retour à la base, élargir la dynamique

Ndeye Marie Diédhiou Thiam, présidente de la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance (PFPC), a rappelé que cette initiative est née d’un constat :« Nous devons retourner à la base, consulter les femmes qui nous avaient donné leur aval et leur dire où nous en sommes. »

Elle a insisté sur la nécessité d’élargir le cercle :

Aux autres régions du Sénégal, dont les femmes s’étaient mobilisées au plus fort du conflit. 

Aux pays voisins, Gambie et Guinée-Bissau, pour inscrire la paix dans une dynamique transfrontalière.

La présidente du PFPC a également souligné que le processus doit s’étendre au-delà de Diakaye : Kassolol, Salif Sadio et les autres démembrements du MFDC doivent être intégrés, afin que la paix devienne définitive et inclusive.

ONU-FEMMES, un appui stratégique pour la paix

Alphouseyny Diallo, chef du bureau terrain de l’ONU-FEMMES à Ziguinchor, a replacé cette rencontre dans une mission stratégique conduite par Dr Maxime Houinato :

« Il ne peut pas y avoir une paix durable sans l’implication des femmes. Elles sont les motrices de la paix, surtout dans les activités de médiation. »

ONU-FEMMES entend :

Renforcer les relations politiques et administratives avec les autorités régionales.

Accompagner les femmes leaders dans leur rôle de médiatrices.

Promouvoir l’égalité des sexes, en plaçant les femmes au cœur des interventions pour la paix et la cohésion sociale.

Un plaidoyer pour l’État et les populations

Le Cercle des médiatrices de la Casamance se veut un espace de dialogue et d’action. Les participantes ont annoncé la préparation d’un document à déposer sur la table du président de la République, afin de pointer les insuffisances du Plan Diomaye et proposer des solutions adaptées aux besoins des populations.

Cette rencontre, présidée par le directeur régional d’ONU-FEMMES, Dr Maxime Houinato, marque le début d’une dynamique appelée à s’élargir. Les femmes médiatrices veulent inscrire la paix dans les actes quotidiens, pour que la Casamance devienne définitivement une terre de cohésion et de développement partagé.

Author: La rédaction

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