Vers une économie verte : Dr Manga plaide pour une industrie forestière au Sénégal

Vers une économie verte : Dr Manga plaide pour une industrie forestière au Sénégal

Ziguinchor, au cœur de la saison des pluies, le secrétaire général national des Sociaux Démocratiques du Sénégal (SDS), Dr Mohamed Lamine Manga, historien et enseignant-chercheur à l’Université Assane Seck de Ziguinchor, a lancé un vibrant appel en faveur d’une industrie forestière nationale. Selon lui, planter tôt en juillet garantit aux jeunes arbres trois mois de pluie, une meilleure résistance aux rongeurs et une chance accrue de survie.

« Nous encourageons les pouvoirs publics à planter très tôt et souhaitons même que la dernière semaine de l’année scolaire soit dédiée à la reforestation, afin de bâtir un Sénégal vert », a-t-il déclaré, plaidant pour l’instauration d’une semaine du civisme et de l’environnement dans les programmes scolaires.

Une alternative aux énergies fossiles

Alors que le pays mise sur l’industrie gazière et pétrolière, Dr Manga rappelle que ces énergies « polluent beaucoup et ne sont pas durables ». Il propose de bâtir une économie verte à travers la foresterie, qui combine préservation, exploitation raisonnée et régénération des forêts.

« Les forêts se renouvellent et constituent un socle pour une économie verte durable », insiste-t-il, soulignant que la foresterie peut devenir un pilier de développement harmonieux.

Des actions concrètes déjà engagées

L’année dernière, l’initiative a permis de planter 1000 dithériums, 300 palmiers ténéras et une quarantaine de cocotiers sur la place publique. Cette année marque la deuxième édition, avec une troisième déjà prévue pour l’an prochain, avant l’extension vers d’autres localités comme Kousanar à l’est du pays.Dr Manga met en avant la création de forêts communautaires avec des espèces exploitables par les populations : bois, produits forestiers comme le mad ou le sabat sénégalensis, mais aussi le dithérium, dont la rentabilité est exemplaire. « Un dithérium mature peut rapporter jusqu’à 400 000 francs CFA par an. Avec 10 000 dithériums, un village peut générer près de 4 milliards », explique-t-il, démontrant le potentiel économique de la foresterie.

Un appel à l’État et aux citoyens

Pour Dr Manga, l’économie forestière doit être intégrée dans les politiques publiques afin de créer les conditions d’un développement durable. « L’économie verte est un secteur dans lequel l’État doit beaucoup œuvrer », affirme-t-il, invitant les citoyens à s’engager dans la préservation et la création de forêts.Cet article met en lumière une vision ambitieuse : faire de la foresterie un levier stratégique pour un Sénégal durable, équilibré et prospère.

Author: La rédaction

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