Sédhiou : Les enseignants préscolaires communautaires dénoncent une exclusion jugée “injuste”

Sédhiou : Les enseignants préscolaires communautaires dénoncent une exclusion jugée “injuste”

À Sédhiou, 244 animateurs des classes préscolaires communautaires (CPC) crient leur frustration. Écartés du dernier recensement officiel au profit des animateurs polyvalents (CTP), ils dénoncent une injustice qui menace douze années de service et envisagent une grève de la faim si rien n’est fait avant la clôture du recrutement prévue le 10 août.

La colère monte dans la région de Sédhiou. Réunis autour de leur porte‑parole, Khaly Baldé, les enseignants des classes préscolaires communautaires ont dénoncé leur exclusion du recensement lancé par la direction nationale.Selon eux, seuls les animateurs polyvalents ont été autorisés à déposer leurs dossiers, alors que les CPC assurent le même programme, le même volume horaire et la même prise en charge des enfants. « Nous travaillons depuis 2014, soit douze ans de service, sans jamais être intégrés. Pourtant, chaque année, on nous demande des rapports de rentrée pour gonfler les statistiques officielles », déplore Khaly Baldé.

Les enseignants communautaires affirment que cette mise à l’écart les condamne à perdre plus d’une décennie d’efforts. « Nous sommes des pères et des mères de famille. Si nous quittons ces écoles, c’est douze années de vie sacrifiées », martèlent-ils.

Tout en saluant le soutien des syndicalistes du SUDES – Syndicat Unique des Enseignants du Sénégal, ils interpellent directement les autorités, notamment le Président de la République, pour corriger ce qu’ils qualifient d’“injustice flagrante”. Faute de réponse rapide, ils menacent de lancer une grève de la faim dès la semaine prochaine.

Cette mobilisation illustre les tensions persistantes autour de la reconnaissance et du statut des enseignants communautaires dans le système éducatif sénégalais. À Sédhiou, l’avenir de centaines de familles dépend désormais d’une décision politique attendue avec urgence.

Author: La rédaction

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