Retards de paiement lors des campagnes arachidières : les précisions du directeur général de la Sonacos
À chaque campagne arachidière, les producteurs et opérateurs expriment leurs inquiétudes face aux retards de paiement qui perturbent la commercialisation. En tournée dans le sud, notamment à Ziguinchor, le directeur général de la Sonacos, Cheikh Ahmed Tidiane Gueye, a tenu à apporter des précisions sur cette problématique récurrente.

« Nous savons que les retards de paiement constituent une préoccupation majeure pour les producteurs et les opérateurs. C’est pourquoi, à chaque étape de notre tournée, nous rencontrons les acteurs locaux pour discuter des solutions », a-t-il déclaré, soulignant la volonté de l’entreprise de prendre en compte les doléances du terrain.
Le directeur général de la Sonacos a reconnu que ces lenteurs affectent la fluidité de la campagne, mais il a insisté sur les efforts en cours pour y remédier : « Nous travaillons étroitement avec nos équipes techniques et en partenariat avec les opérateurs afin d’apporter des réponses adaptées. Les enjeux de la campagne ne se limitent pas à la collecte et à la transformation, il s’agit aussi de garantir des paiements dans les délais. »

Ces engagements interviennent dans un contexte où la Sonacos ambitionne de dépasser les 250 000 tonnes collectées cette année, contre 220 000 tonnes lors de la précédente campagne. Mais au-delà des chiffres, l’entreprise veut restaurer la confiance des producteurs et renforcer la crédibilité de ses opérations.
La tournée dans le sud, qui a permis de visiter les sites de Kolda, Médina Yoro Foula et Dioulakoulong avant Ziguinchor, illustre cette volonté de proximité. « Nous faisons tout pour rencontrer les opérateurs, écouter leurs plaintes et trouver des solutions. Les retards de paiement, les difficultés de chargement et les contraintes logistiques sont des points que nous prenons très au sérieux », a ajouté Cheikh Ahmed Tidiane Gueye.

Ainsi, la Sonacos entend faire de la prochaine campagne une étape charnière, non seulement pour accroître la production et la transformation, mais aussi pour améliorer la gestion financière et réduire les plaintes qui accompagnent traditionnellement la commercialisation de l’arachide.






