Prise en charge des insuffisants rénaux : le plaidoyer du néphrologue, le Professeur Kane

Prise en charge des insuffisants rénaux : le plaidoyer du néphrologue, le Professeur Kane

À Ziguinchor, la prise en charge des insuffisants rénaux est confrontée à une saturation inquiétante des services. Le Professeur Yaya Kane, néphrologue et enseignant-chercheur à l’Université Assane Seck, tire la sonnette d’alarme et appelle à la réalisation d’un centre d’hémodialyse adapté, tout en mobilisant les médias pour renforcer la sensibilisation.

Chaque jour, entre 10 et 15 patients franchissent les portes de l’hôpital régional et de l’hôpital de la Paix. Certains découvrent fortuitement leur maladie, d’autres sont déjà suivis. Mais tous se heurtent à la même réalité : un déficit criant de places pour la dialyse.

« La demande est énorme et la capacité d’accueil limitée. Nous avons besoin d’un centre dédié à l’hémodialyse et à la transplantation », plaide le Professeur Kane. Malgré les efforts de l’État pour équiper les hôpitaux régionaux, l’offre reste insuffisante face à la progression silencieuse de la maladie rénale chronique.

La prévention demeure le meilleur traitement : dépistage du diabète et de l’hypertension, utilisation de bandelettes urinaires pour détecter précocement les anomalies, et sensibilisation des populations. Mais lorsque la maladie atteint le stade terminal, seule la dialyse ou la transplantation peuvent prolonger la vie.

C’est pourquoi le Professeur Kane insiste sur un double combat : renforcer les infrastructures et amplifier la sensibilisation. Sur ce dernier point, il interpelle directement les médias : « Vous êtes les premiers relais. Vous devez organiser des panels, des rencontres, pour mieux sensibiliser la population générale. »

Ziguinchor fait face à une urgence sanitaire. La construction d’un centre adapté n’est plus une option, mais une nécessité vitale. Et pour que ce plaidoyer trouve un écho, les médias doivent jouer pleinement leur rôle de relais, afin que la prévention et la prise en charge des insuffisants rénaux deviennent une priorité nationale.

Author: La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *