Nyassia : les femmes de Katouré appellent au soutien face au manque de moyens pour exploiter leurs espaces cultivables

les femmes de Katouré

Dans la commune de Nyassia, c’est de manière timide et lente que les femmes du village de Katouré ont démarré les activités agricoles. Une reprise sans appui après que les habitants qui avaient déserté la localité au temps du conflit retournent.

Cette localité, selon un reportage réalisé par le média Voix du Sud, est réputée pour sa terre fertile et son fort potentiel agricole. Pourtant, les femmes qui détiennent la majorité des parcelles se heurtent à un obstacle majeur : le manque de moyens pour exploiter leurs terres.

Cette contrainte a des conséquences directes sur leurs familles. Privées d’équipements et d’intrants, elles se limitent à des cultures de subsistance, ce qui réduit leurs revenus et freine leur autonomie financière.

« Ce jardin existait bien avant les événements en Casamance. Le déplacement des populations avait freiné nos activités, mais aujourd’hui nous sommes revenues. L’espace est là, seulement, nous n’avons pas les moyens de mener nos activités agricoles. Parfois, nous cultivons de l’arachide juste pour subvenir à nos besoins », témoigne Scolastick Ngandou, présidente des femmes de Katouré.

Face à cette situation, elles lancent un appel aux autorités et aux partenaires internationaux. « Si nous pouvions avoir des puits, une clôture et un équipement complet, nous travaillerions dur pour gagner notre vie, parce que nous avons une bonne terre. Nous voulons aussi des forages et un système de goutte-à-goutte », explique-t-elle.

Les femmes sollicitent également des formations, des outils agricoles et des semences de qualité pour améliorer leurs conditions de travail.

« Je lance un appel aux autorités locales, aux partenaires et aux bonnes volontés pour qu’ils nous renforcent en matériel. Si ce jardin fonctionne bien, cela peut régler les besoins alimentaires des ménages. Comme nous sommes dans une zone enclavée, disposer d’un véhicule pour transporter nos produits nous aiderait énormément », conclut Scolastick Ngandou.

Author: Amidou DJO-OURO

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