Lutte contre les Hépatite : différents acteurs sonnent la mobilisation pour sensibilisation les populations à Ziguinchor
Plusieurs acteurs de Ziguinchor, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes sont désormais mobilisés pour faire face aux Hépatites. Une maladie silencieuse, mais dangereuse qui touche une bonne partie de la population.

Selon les chiffres détenus par ces acteurs, 13 % au moins de la population sont victimes de cette pathologie. Des chiffres qui émanent des résultats du terrain, d’après Fatou Ngirane, présidente du réseau des associations de lutte contre les hépatites (RALCH).
» On a un programme national de lutte contre les hépatites. Il nous donne un chiffre de 5 à 6 %. Nous, en tout cas, on voit beaucoup de choses au niveau local sur le terrain. Je pense que peut-être que le programme ou bien le ministère de la Santé pourront vous donner plus de détails par rapport à ça. Mais nous nous limitons juste à ce que nous voyons sur le terrain. Mais en général, on fait des dépistages où on a un minimum de 12 à 13 % dans les actions que nous menons. », a-t-elle indiqué.
Elle affirme que les observations sur le terrain montrent à suffisance la nécessité de serrer la ceinture pour faire face à cette pathologie.
Pour mieux engager la lutte, ces différents acteurs ont décidé de la mise sur pied d’une association au niveau de Ziguinchor. L’installation de cette association à Ziguinchor, après celles des régions de Kaffrine, Fatick, Thies, Saint-Louis, au delà de Dakar.
« C’est l’ANCS qui nous motive, qui nous finance pour que nous passions dans toutes les régions du Sénégal afin d’installer des associations de lutte contre les hépatites. C’est une association qui existe depuis 2011 et qui est une association reconnue sur le plan national et sur le plan international […]. À travers les financements et les orientations de l’ANCS, nous avons déjà fait l’installation de la région de Kaffrine, la région de Fatick, la région de Thies, la région de Saint-Louis et c’est au tour de Ziguinchor d’installer son association. Donc on est venu ici pour installer l’association régionale de Ziguinchor, l’association de lutte contre les hépatites. », a clarifié la présidente du réseau des associations de lutte contre les hépatites, Fatou Ngirane.
Pour ces acteurs, il faut renforcer la sensibilisation pour que les porteurs une fois dépistés, le suivi nécessaire soit établi et éviter le stade terminal.

Mme Seydi Assagouma Coly coordinatrice des activités de la Banque de Sang de l’Hôpital de la Paix, et intervient dans le programme de prise en charge des cas d’hépatite B, évoque le problème lié à l’arrivée tardive des patients pour une prise en charge. Elle invite à un dépistage précoce.
« On a vu que la maladie est en train de sévir à Ziguinchor et surtout sur la jeunesse. Et les gens ne connaissent pas cette maladie-là. La plupart du temps, les gens nous viennent très tard et on ne peut plus rien pour eux. La prise en charge de cette maladie-là, les personnes peuvent venir et être dépistées à temps qu’on les prend en charge à temps. C’est possible. Être porteur de l’hépatite B, ce n’est pas une fatalité. Et avec l’ignorance et la méconnaissance de la population, elle devient une maladie fatale alors qu’il n’y a pas de raison que cette maladie soit fatale. », a mentionné la dame Seydi.
Elle précise que la finalité de cette association, est de sensibiliser les populations à connaître cette maladie, de faire en sorte qu’elles soient dépistées, de les prévenir pour une prise en charge rapide des personnes infectées.


Max Euclide KANFANY






