Licence BAL : Ziguinchor au cœur du recyclage des entraîneurs

Licence BAL : Ziguinchor au cœur du recyclage des entraîneurs

À Ziguinchor, le basketball prend une nouvelle dimension. Sous l’impulsion de la Basketball Africa League (BAL) et avec l’expertise du coach Cheikh Sarr, la région accueille une clinique de formation dédiée aux entraîneurs et aux jeunes joueurs. Objectif : renforcer les fondamentaux, recycler les techniciens et bâtir un socle solide pour le développement du basket sénégalais.

La BAL poursuit son engagement pour l’élévation du niveau du basketball en Afrique, en mettant l’accent sur la formation des entraîneurs. À Ziguinchor, Cheikh Sarr a rappelé que « pour élever le niveau des joueurs, il faut d’abord élever celui des entraîneurs ». Les séances ont porté sur les fondamentaux offensifs et défensifs : spacing, rotations, gapping, orientation du porteur de balle, gestion des écrans et discipline tactique.

Le coach a insisté sur la nécessité de respecter les étapes du développement, notamment pour les catégories U13 et U15, où l’apprentissage des bases – motion offense, défense à une, deux ou trois passes – est primordial. Trop souvent, les entraîneurs brûlent les étapes, privilégiant la victoire immédiate au détriment de la progression des jeunes.

La clinique a également mis en lumière les défis structurels du basketball sénégalais. Les infrastructures restent insuffisantes, particulièrement en régions. « Le basket est un sport de salle. Si l’État pouvait aider chaque région à disposer d’une salle, ce serait un pas décisif », a souligné Cheikh Sarr. En attendant, la BAL contribue à la réfection des terrains, mais l’investissement lourd des salles reste une responsabilité nationale.

Les jeunes joueurs, à l’image de Simens Mamadou Thomas Sagna du CEMT Basket Club, saluent l’initiative : « On a appris les déplacements, le jeu collectif et individuel.

Ces cliniques nous permettent de transformer la technique en efficacité sur le terrain. » Mais ils pointent aussi les difficultés locales : terrains impraticables en saison des pluies, manque de compétitivité et faible exposition.

Au-delà de Ziguinchor, cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large : préparer le Sénégal aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, notamment en 3×3, et renforcer la compétitivité du basket féminin et masculin. Les talents émergent, mais leur avenir dépendra de la capacité des entraîneurs à inculquer rigueur, discipline et fondamentaux.

La BAL et Cheikh Sarr posent les jalons d’un basketball durable en Casamance. Former les entraîneurs, c’est investir dans l’avenir des joueurs et donner au Sénégal les moyens de transformer son potentiel en résultats. Ziguinchor devient ainsi un laboratoire de développement, où la jeunesse et la technicité se conjuguent pour bâtir un sport compétitif et structuré.

Author: La rédaction

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