Le blouf rend hommage à Idrissa Mannor Badji,un homme d’une grande générosité

11 juin 2013 —– 11 juin 2020
7ans déjà nous quittait
Notre Cher PAPA
IDRISSA MANNOR BADJI. (I.M.B)
Né en 1936 à Kagnobon, Idrissa Mannor BADJI intégra en 1958 l’armée coloniale française. Dans le cadre de ce service militaire, il a fait Marseille et l’Algérie. En 1960 quand le Sénégal est devenu indépendant, il est revenu servir son pays pendant de longues années de bons et loyaux services. Caporal-chef, Parachutiste, il a passé la moitié de sa carrière militaire au Camp Thiaroye où il était moniteur de grande classe. Beaucoup d’officiers en passant par les sous-officiers et les hommes de troupes, sont passés entre ses mains.
Après sa retraite en 1982 ( 24 ans de service) au Camp de Bignona, IMB, Visionnaire qu’il était, avait très tôt compris que la terre ne ment pas et a décidé de se lancer dans l’agriculture en mettant en place son projet de Jardin qu’il a élaboré et financé lui-même. Constatant l’inactivité des femmes sénégalaises et kagnobonaises en particulier, il décida d’encadrer les femmes de son quartier Djiminir natal dans le maraîchage.e Reconnaissantes du travail abattu par l’homme, ces femmes créent un jardin baptisé « MANNOR NANÉ » qui signifie littéralement « MANNOR dit ».
Dans le cadre du mouvement associatif, MANNOR BADJI faisait partie des grands Responsables de l’AFKA.
Il fut Président de l’Association des Anciens Combattants du Blouf, Structure qu’il a dirigée jusqu’à son dernier souffle.
En 2009, il reprend, pour une validité de 10 ans, la nationalité française qu’il avait perdue en 1960. Une opportunité qu’il a saisie avec beaucoup d’humilité et de sagesse, et qui lui a permis de fouler encore le sol du pays de Charles De Gaulle.
Revenu au Sénégal de après seulement 4 ans de séjour en France,i Papa MANNOR ne mettra plus ses pieds sur le tarmac de l’aéroport LSS puisque, le matin du mard 11 juin 2013, la nouvelle traversa le monde comme une fusée dans le ciel.
Père MANNOR est parti pour de bon laissant derrière lui un vide à ses de enfants pour qui , il a été une ombre irremplaçable; à ses femmes pour qui il a été non seulement un mari mais un père ( elles ne l’appelaient pas « Nidiaye » ni BADJI mais Baba) ; à ses proches, à son Kagnobon pour qui a été modèle, une référence.
En somme, tu nous a laissé une plaie qui dure à se cicatriser. Une cicatrice qui est loin d’être fermée. Tu resteras toujours dans nos coeurs. Le temps passe et fait semblant d’apaiser la douleur mais le coeur n’oubliera jamais.
Aujourd’hui 7eme anniversaire, un récital de coran à sa mémoire se fait à Kagnobon.
Ta famille, parents et amis prient en ce jour pour que FIRDAWSI soit ta dernière demeure et que tu nages dans le bonheur infini. ..
Nos Remerciements à Mr Papis Coly pour ce témoignage..
Fatkpiha + 11 likhlass.

Author: Alindo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *