Fonds politiques : Yankhoba Diémé recadre le débat et rappelle la loi

Fonds politiques : Yankhoba Diémé recadre le débat et rappelle la loi

En visite dans la zone Sud, auprès des chefs religieux, coutumiers et des rois du département d’Oussouye, le Ministre des Forces Armées Yankhoba Diémé a livré un message fort au nom du Président de la République. Après l’avis du Conseil constitutionnel, il a tenu à clarifier la nature et la légitimité des fonds politiques, dénonçant les polémiques et rappelant leur rôle historique dans la stabilité du Sénégal.

Le ministre a replacé le débat dans son contexte institutionnel. Selon lui, les fonds politiques – qu’ils soient appelés spéciaux ou secrets – existent dans tous les États sérieux et constituent un instrument indispensable pour préserver la paix et la concorde. Leur vocation est d’appuyer les autorités religieuses et coutumières dans leur mission de régulation sociale, afin de maintenir l’équilibre national.

“Les fonds politiques ne sont pas un privilège, mais un instrument de paix”

Le ministre Yankhoba Diémé a insisté sur le fait que la loi interdit d’expliquer la destination de ces fonds, car ils sont conçus pour renforcer les socles de stabilité du pays. « Personne n’est obligé d’expliquer qu’il a aidé un Khalif ou une autorité coutumière pour asseoir la stabilité du pays. La loi même l’interdit », a‑t‑il martelé, dénonçant les discours publics qui fragilisent l’État en exposant des pratiques protégées par le droit.

Revenant sur l’avis du Conseil constitutionnel, il a rappelé que l’instance a déjà clos le débat en rappelant à l’ordre la majorité parlementaire. Pour lui, ceux qui s’entêtent à commenter ou à déformer la réalité se réfèrent à des décrets et non à des lois. « Moi, je fais face à la presse avec une loi pour justifier mes actes. Dès que vous vous référez à un décret, cela prouve que le domaine relève du règlement et non de la loi », a‑t‑il déclaré.

Enfin, Yankhoba Diémé a replacé son propos dans une perspective historique, rappelant que le Président de la République s’inscrit dans la continuité des prédécesseurs – de Senghor à Macky Sall – avec la responsabilité de transmettre un État debout, en paix et en concorde. Pour lui, les fonds politiques ne sont pas une faveur, mais un outil institutionnel destiné à renforcer les autorités religieuses et coutumières, garantes de la cohésion nationale.

Author: La rédaction

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