Développement de la Casamance : le Président de la Fédération des associations religieuses et des communautés appelle à l’unité des leaders politiques
Dans un contexte de tensions et de rivalités partisanes, la Casamance ne peut espérer son plein développement qu’à travers l’unité de ses fils, c’est l’analyse de Chérif Cheikh Boun Chamsidine Aidara. Le Président de la Fédération des associations religieuses et des communautés en Casamance a lancé un appel vibrant à dépasser les divisions, à soutenir tout Président de la République dans sa mission de paix et de progrès, et à travailler ensemble pour que la région rayonne enfin à la hauteur de son potentiel. C’est lors de l’émission Exprimez‑vous diffusée sur Zig FM hier dimanche 02 août qu’il a tenu ce message fort, invitant les leaders politiques à se donner la main pour bâtir une Casamance unie et prospère.

Au micro des confrères, le Président de la Fédération des associations religieuses et des communautés en Casamance a rappelé que la politique est un terrain rude, régi par les règles de la démocratie et de la République laïque. « La République est laïque, chacun peut y exprimer sa religion, mais la politique a ses propres règles », a‑t‑il martelé, insistant sur la nécessité de distinguer les champs religieux et politique tout en les orientant vers un objectif commun : la paix et la stabilité.
Chérif Cheikh Boun Chamsidine Aidara a évoqué les grandes figures de la Casamance, de Ousmane Sonko à Abdoulaye Baldé, de Doudou Ka à Yankouba Diémé, en passant par des pionniers comme Émile Badiene, Lamine Sané et Robert Sané. Tous sont des fils de la Casamance, porteurs d’espoir pour la région, mais trop souvent divisés par des ambitions personnelles. « L’ennemi ne trahit pas, c’est celui en qui vous avez confiance qui peut vous trahir », a‑t‑il rappelé, soulignant que la division fragilise la région et profite à ceux qui veulent tirer avantage de ses faiblesses.
Le Président de la Fédération des associations religieuses et des communautés en Casamance a insisté sur la nécessité de soutenir tout Président de la République, quel qu’il soit, dès lors qu’il porte le développement de la Casamance et œuvre pour la paix. À ce titre, il a salué l’engagement du Président Bassirou Diomaye Faye, qui a rappelé que « l’adversaire d’un jour n’est pas un ennemi » et que « aucune querelle ne mérite de déchirer le Sénégal ». Ces paroles résonnent comme un appel à l’apaisement et au rassemblement, particulièrement en Casamance où l’unité des fils est indispensable pour bâtir un avenir commun.
La jeunesse casamançaise a également été placée au cœur du message. Elle doit être formée, éduquée et mobilisée pour transformer les prières en actions concrètes. « La jeunesse ne triche pas, elle doit défendre la paix et la justice », a‑t‑il affirmé, rappelant que c’est elle qui portera le flambeau du développement régional. En s’impliquant dans la construction de la Casamance, elle permettra à la région de s’élever et de contribuer pleinement à l’équilibre national.
Enfin, l’appel est clair : dépasser les divisions partisanes, unir les forces politiques et sociales, soutenir tout Président dans sa mission de paix et de développement, et travailler ensemble pour que la Casamance devienne une référence de stabilité et de prospérité. « Chacun a son heure, et Dieu a une place pour chacun », a‑t‑il conclu, invitant les fils de la Casamance à se donner la main pour que la région accède un jour à la magistrature suprême et marque l’histoire du Sénégal par l’unité et non par la violence.







