CROUS/Ziguinchor : 29 agents laissés sans salaire, des syndicats dénoncent une discrimination intolérable
La colère est monté d’un cran, ce mercredi 9 septembre, au sein du Centre Régional des Œuvres Universitaires et Sociales (CROUS/Z). Deux organisations syndicales majeures, le Syndicat National des Personnels de l’Enseignement Supérieur (SYNAPES) et le Syndicat Autonome des Travailleurs des Universités et Centres universitaires (SATUC), tirent la sonnette d’alarme face à une situation jugée « catastrophique » : 29 agents, pourtant validés en contrat de CDI par l’instance délibérante, le Conseil d’administration (CA), n’ont toujours pas perçu leur salaire. Une injustice que les représentants syndicaux qualifient de « discrimination notoire » et qu’ils promettent de combattre jusqu’au bout.

Le secrétaire administratif du SYNAPES, Boubacar Sadio, a pris la parole pour dénoncer cette aberration. Selon lui, le conflit persistant entre la direction et l’agent comptable ne saurait justifier que des travailleurs, recrutés légalement et validés par le CA, soient privés de leur rémunération. « Nous ne sommes pas là pour savoir qui a raison entre la direction et l’argent comptable. Nous sommes là pour le personnel. Tant qu’il nous reste un souffle de vie, nous allons continuer ce combat », a-t-il martelé avec détermination.
La situation est d’autant plus grave que ces agents vivent dans des conditions précaires. Travaillant tout un mois sans percevoir leur salaire, ils se retrouvent marginalisés par rapport à leurs collègues. Pour les syndicats, il s’agit d’une atteinte à la dignité des travailleurs et d’une violation flagrante de leurs droits. « Même s’il restait une seule personne sans salaire, nous serions là pour elle. À plus forte raison 29 agents », a insisté Boubacar Sadio, rappelant que la mission syndicale est de défendre sans relâche le personnel.

Les syndicats préviennent que si cette injustice perdure, les prochaines étapes de leur mobilisation seront « beaucoup plus atroces ». Ils refusent toute tentative de division au sein du personnel et affirment être armés de courage et de détermination pour mener ce combat. « Nous ne permettrons jamais qu’une quelconque autorité cherche à nous diviser. Ce qui nous engage, c’est le paiement immédiat de ces agents », a ajouté le secrétaire administratif.
Au-delà de l’institution, le SYNAPES et le SATUC interpellent directement les autorités locales et nationales. Gouverneur, ministères de tutelle et opinion publique sont appelés à prendre la mesure de cette crise. « Nous pensions que c’était une vieille histoire, mais en réalité, c’est une situation qui perdure. Nous en avons assez. C’est dangereux et nous n’allons jamais l’accepter », a conclu Boubacar Sadio, dans un appel solennel à l’État pour mettre fin à ce qu’il considère comme une injustice flagrante.






