Ziguinchor : le collectif « L’HEURE EST GRAVE » fustige le report des travaux du second pont
Le report de la cérémonie officielle de lancement du second pont de Ziguinchor, initialement prévu le 31 juillet 2026, suscite une vive indignation. Le collectif « L’HEURE EST GRAVE », engagé depuis plus de cinq ans dans le plaidoyer pour un nouvel ouvrage, dénonce une décision qui confirme ses inquiétudes et traduit, selon lui, un manque de considération envers les populations du Sud.

Le collectif rappelle que « le jeudi 30 avril, le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, avait annoncé la pose de la première pierre du second pont entre Tobor et Ziguinchor au mois de juillet ». Dès le lendemain, ses membres avaient exprimé leurs réserves : « Nous savions parfaitement qu’il était pratiquement impossible de démarrer un chantier d’une telle envergure à Ziguinchor au mois de juillet. Aujourd’hui, les faits nous donnent raison. », lit-on dans un communiqué rendu public par le collectif
La confirmation du report, communiquée par la Direction générale d’AGEROUTE Sénégal, est perçue comme une nouvelle désillusion. « Depuis plus de cinq ans, nous nous battons pour la construction d’un nouveau pont et nous avons appris à reconnaître les fausses promesses », martèle le collectif, qui accuse les autorités de « manquer de transparence et de respect envers les populations de la Casamance ».
Au‑delà du report, c’est l’état de dégradation avancé du pont Émile Badiane qui nourrit la colère. « Rien que cette année, deux personnes ont perdu la vie sur ce pont et plusieurs accidents ont causé d’importants dégâts matériels », alerte le collectif. Les membres insistent : « Le danger est bien réel. L’État a le devoir de dire aux populations la vérité, toute la vérité. », souligne les membres du collectif » L’HEURE EST GRAVE « .
Dans l’attente du démarrage effectif des travaux, le collectif exige des mesures immédiates pour sécuriser l’ouvrage. « En attendant, nous demandons aux autorités de renforcer les dispositifs de sécurité afin de réduire les risques d’accidents », plaident‑ils, rappelant que « toutes les autorités de ce pays se sont rendues sur place et ont pu constater de leurs propres yeux le niveau de dégradation de cette infrastructure ».
Enfin, le collectif insiste sur le caractère citoyen de son engagement : « Notre combat n’est dirigé contre personne. Il est mené dans l’intérêt exclusif des populations et de tous les Sénégalais. C’est pourquoi nous continuerons à réclamer, avec responsabilité et détermination, le démarrage effectif et sans délai des travaux du second pont de Ziguinchor. »







