Ziguinchor : plaidoyer des étudiants pour une intégration régionale des jeunes et des peuples de la CEDEAO

Ziguinchor : plaidoyer des étudiants pour une intégration régionale des jeunes et des peuples de la CEDEAO

La Nuit de l’intégration régionale organisée à l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) s’est imposée comme une tribune pour la jeunesse. Les étudiants ont porté un plaidoyer fort en faveur d’une CEDEAO des peuples, une communauté vivante où les jeunes ne seraient pas de simples bénéficiaires mais des acteurs majeurs de la transformation régionale.

La jeunesse, moteur de l’intégration régionale

Le président du Club CEDEAO/UASZ, Cheikh Omar Ndao, a affirmé que l’intégration ne doit pas rester confinée aux institutions : « Elle commence dans nos universités, nos associations et nos comportements quotidiens. » Pour lui, la jeunesse doit être une force de proposition, d’innovation et de transformation, capable de relever les défis de la paix, de la sécurité, de la mobilité et du développement durable.

Les prestations des étudiants nigérians, ghanéens et sénégalais ont illustré cette volonté de fraternité et de brassage culturel, donnant corps à l’idéal d’une CEDEAO des peuples. Amadou Déme, étudiant en master 2 d’histoire et civilisation, a insisté sur l’importance de la formation et de la conscientisation : « Il faut une jeunesse consciente. Miser sur la formation, vulgariser, sensibiliser, c’est par cela que l’intégration passera. » Il a rappelé que l’histoire de la région est faite de complémentarités et que les frontières héritées de la balkanisation ne doivent pas constituer un obstacle pour fédérer les États.

Les défis à relever pour une CEDEAO des peuples

Les étudiants ont dressé un constat lucide : l’intégration régionale ne pourra se réaliser sans relever des défis majeurs. La consolidation de la paix et de la sécurité dans une région fragilisée par l’instabilité est une priorité. Cheikh Omar Ndao a insisté : « Nos frontières ne doivent pas être des barrières entre nos peuples, mais des ponts vers une coopération plus forte. »La mobilité et l’accès aux opportunités pour les jeunes constituent un autre enjeu central. 

Les étudiants demandent une meilleure circulation dans l’espace CEDEAO afin de faciliter les échanges académiques et professionnels. La formation et la citoyenneté régionale sont également au cœur des préoccupations : « Conscientiser les gens, former, vulgariser, sensibiliser, c’est par cela que ça va passer », a martelé Amadou Déme. Enfin, l’innovation et le développement durable apparaissent comme des leviers indispensables pour inventer des solutions locales et durables.

Le Club CEDEAO/UASZ prévoit d’organiser des formations sur l’organisation de la CEDEAO, des débats thématiques et des initiatives citoyennes pour rapprocher les étudiants des enjeux régionaux et stimuler leur créativité. À Ziguinchor, le plaidoyer des étudiants traduit une conviction profonde : l’intégration régionale ne doit pas rester un concept institutionnel, mais devenir une réalité vécue au quotidien. Les frontières doivent être transformées en ponts vers une coopération renforcée, et la jeunesse doit en être le moteur.

Author: La rédaction

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