Ziguinchor : le Boulevard 54 devenu une zone d’agressions et de vols à l’arraché, des victimes témoignent

Le Boulevard 54, devient un lieu parfait pour des agressions et vols à l’arraché à la tombée de la nuit. C’est le témoignage livré par des victimes et témoins de plusieurs cas, qui nous ont relaté ces faits.

Ce qui devrait être une artère moderne et sécurisée de Ziguinchor se transforme peu à peu en couloir d’angoisse pour les habitués de cette route. L’obscurité installe une insécurité grandissante sur cette voie, favorisant des vols à l’arraché au grand dam des populations.

Des victimes racontent des scènes rapides, violentes. Des scénarios dignes des séries hollywoodiennes souvent impossibles à anticiper.

Alpha Ba se souvient encore de sa mésaventure, survenue la semaine dernière. Envoyé faire une course, il emprunte le boulevard sans imaginer ce qui l’attendait.  » Ce jour-là, j’ai senti un coup brusque derrière moi. Ils m’ont arrêté et ont emporté mon téléphone à bord d’une moto Jakarta « , a-t-il expliqué sur une réalisation de la Voix du Sud.

Après ce forfait ses agresseurs disparaissent dans la nuit, ajoute le jeune d’une vingtaine d’années. La victime affirme avoir fait une déclaration au commissariat, mais le traumatisme reste vif.

Selon plusieurs témoins et proches des victimes, l’une des principales causes de cette recrudescence d’agressions réside dans le déficit d’éclairage public. Depuis sa réhabilitation, la voie est restée plongée dans une quasi-obscurité. Un environnement propice aux actes délictueux, où les malfaiteurs profitent des zones sombres pour s’attaquer aux piétons.

Safiétou Ba, voisine d’une famille récemment agressée, peine à comprendre la situation.  » Il y a aussi une famille ici qu’on a agressée dans leur service. On ne peut pas comprendre qu’une telle route ne puisse avoir pas de lumière « , s’interroge-t-elle. Aujourd’hui, le boulevard 54 symbolise une inquiétude plus large. La ville est confrontée à des défis sécuritaires qui touchent directement le quotidien des habitants. Les autorités sont interpellées.

Author: Amidou DJO-OURO

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *