Ce mardi 9 juin 2026, l’Autorité nationale de biosécurité (ANB) a organisé à Ziguinchor un atelier de sensibilisation destiné aux acteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pisciculture. L’objectif était de mieux faire connaître ses missions, d’expliquer les enjeux liés aux biotechnologies modernes et aux organismes génétiquement modifiés (OGM), et de renforcer la capacité des producteurs à prendre des décisions éclairées.
Comprendre, encadrer et tirer profit des biotechnologies modernes
Le Pr Alioune Ndiaye, directeur exécutif de l’ANB, a insisté sur l’importance de l’information : « Il faut partager les informations avec les acteurs pour une meilleure gestion et pour tirer avantage des biotechnologies modernes dans les domaines de l’agriculture, de la pisciculture et de l’élevage ». Pour lui, la biosécurité est un cadre de régulation qui protège la santé publique et l’environnement tout en ouvrant la voie à l’innovation.

« Partager l’information pour une meilleure gestion »
L’atelier a permis de démystifier le rôle de l’ANB, notamment dans l’encadrement de l’introduction et de l’utilisation des OGM au Sénégal. Le Pr Ndiaye a rappelé que « les OGM doivent faire l’objet d’un discours détaillé pour permettre aux acteurs de comprendre les enjeux et leur impact sur la santé humaine ».Au-delà de la réglementation, l’ANB veut montrer que les biotechnologies peuvent être des outils au service des producteurs, en améliorant la productivité et la compétitivité des filières locales.
L’exemple des mangues de Casamance
Prenant l’exemple de la filière mangue, très développée dans les régions de Ziguinchor et Kolda, le Pr Ndiaye a illustré les possibilités offertes par les biotechnologies : « Les utilisateurs n’apprécient pas toujours certaines variétés. Les biotechnologies peuvent permettre de les modifier en vue d’obtenir, par exemple, un caractère plus sucré ».
Cette approche vise à montrer que l’innovation peut répondre aux attentes des consommateurs tout en renforçant la valeur ajoutée des productions locales.
Une agriculture intelligente passe par l’information

Présent à l’atelier, Casimir Adrien Sambou, directeur régional du développement rural (DRDR) de Ziguinchor et ingénieur agronome, a salué l’initiative : « C’est l’atelier le plus important face au défi d’une agriculture intelligente. Les agriculteurs les mieux informés obtiennent les meilleurs rendements ».Pour lui, l’information est la clé d’une agriculture moderne et durable, capable de relever les défis de la sécurité alimentaire et de la compétitivité.
Une tournée nationale pour renforcer la collaboration
La rencontre de Ziguinchor s’inscrit dans une tournée nationale de l’ANB visant à renforcer la collaboration avec les acteurs de terrain. Dans une région où l’agriculture, la pisciculture et l’élevage constituent l’épine dorsale de l’économie, la question de l’innovation et de son encadrement apparaît cruciale.
L’ANB entend ainsi bâtir une relation de confiance avec les producteurs, en leur donnant les moyens de comprendre, d’évaluer et de décider en toute responsabilité face aux biotechnologies modernes.







