Oussouye : le ministre des Forces Armées apporte son soutien aux villages en plein Bukut (initiation Diola)

Oussouye : le ministre des Forces Armées apporte son soutien aux villages en plein Bukut (initiation Diola)

Le souffle ancestral du Bukut a de nouveau traversé la Casamance. À Djivente, Carounate et Senghalene, les villages réunis autour de cette cérémonie initiatique ont accueilli une délégation conduite par Habib Léon Ndiaye, directeur de cabinet du ministre des Forces Armées. Ce dernier, sensible aux valeurs culturelles et patrimoniales du terroir, a tenu à manifester son estime et son soutien aux chefs coutumiers et aux organisateurs.

Émile Dieng, président du comité d’organisation du Bukut à Djivente, a rappelé l’importance de ce moment historique : « Nous n’avions pas fait le Bukut depuis 1979, cela fait 47 ans. Nous avons constaté que des gens sont venus de partout pour célébrer cette cérémonie. » Pour lui, la mobilisation populaire témoigne de la vitalité de la culture diola et de l’attachement des communautés à leurs racines.

La délégation ministérielle n’est pas venue les mains vides. Elle a apporté un soutien financier et logistique destiné à accompagner l’organisation matérielle de l’événement, qui mobilise des milliers de personnes. Hébergement, restauration, infrastructures : autant de charges que les villages doivent assumer pour accueillir convenablement les participants. Habib Léon Ndiaye a insisté sur la volonté du ministre de « magnifier son soutien fraternel et sa considération » envers les chefs coutumiers et les populations.

Les chefs religieux et coutumiers, dans un élan de reconnaissance, ont salué ce geste et exprimé leur gratitude. Ils y voient une marque forte de considération pour la culture diola et pour ce patrimoine immatériel qui fonde l’identité de la Casamance. Le Bukut, organisé tous les trente à quarante ans, est bien plus qu’un rite initiatique : il est une école de responsabilité, de solidarité et de conscience collective.

En cette année 2026, Oussouye s’est affirmé comme un haut lieu de transmission culturelle. Les initiés de Carounate sont entrés dans le bois sacré depuis un peu plus de deux semaines, tandis que ceux de Djivente et Senghalene ont regagné cette école traditionnelle et culturelle depuis le 3 août. La jeunesse y reçoit le flambeau de la tradition, perpétuant l’héritage diola avec le soutien des institutions nationales venues renforcer cette communion entre mémoire et avenir.

Author: La rédaction

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