Guinée-Bissau : sécurité des journalistes, éthique et liberté des médias au cœur du débat démocratique

Guinée-Bissau : sécurité des journalistes, éthique et liberté des médias au cœur du débat démocratique

Le représentant de l’Union européenne pour la coopération, la justice, la sécurité, l’égalité des sexes et les droits de l’homme, Carlos Abaitua Zarza, a affirmé ce mercredi 24 juin 2026 que la liberté d’expression est « un droit fondamental et un pilier essentiel de toute société démocratique ».

Cette déclaration est intervenue lors de la clôture du projet conjoint « Promouvoir et protéger la démocratie en sauvegardant la liberté d’opinion et d’expression et en luttant contre la désinformation en Guinée-Bissau », financé par l’Union européenne et mené sur une période de 18 mois.

Un projet pour une presse libre et protégée

L’initiative a mis l’accent sur le renforcement de l’éthique journalistique, la sécurité des professionnels et l’indépendance des organes de presse. Elle a favorisé l’autorégulation, la formation des journalistes et la sensibilisation des jeunes et du grand public aux opportunités offertes par les médias, tout en alertant sur les dangers de la désinformation.

Selon Zarza, une presse libre et professionnelle « garantit aux citoyens un accès à une information crédible, pluraliste et rigoureuse », permettant le débat public et le contrôle des institutions. Il a insisté sur l’importance de soutenir une presse de qualité dans un contexte institutionnel fragile, rappelant que les médias sont essentiels pour la transparence et la confiance du public.

Des acteurs mobilisés pour l’éthique

Julie Godignon, responsable de programme à la Fondation Hirondelle, a souligné que la confiance dans les médias « se construit chaque jour avec rigueur, transparence et une écoute sincère des communautés ». Elle a exprimé l’espoir que les acquis du projet perdureront, appelant à un engagement continu pour un journalisme fiable et indépendant.

De son côté, Domingos Meta Camará, président par intérim du Conseil national de la communication sociale (CNCS), a rappelé que la liberté d’opinion et d’expression est « le fondement même de la démocratie ». Pour lui, la solution aux défis actuels réside dans l’éducation civique, l’investissement dans un journalisme responsable et la promotion de la pensée critique.

Un engagement partagé

La cérémonie a réuni journalistes, associations de médias, organisations de la société civile, institutions gouvernementales, universitaires et membres du corps diplomatique. Tous ont réaffirmé que la liberté d’expression, la sécurité des journalistes et l’éthique des médias sont indissociables d’une démocratie vivante et participative.

Author: La rédaction

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