Guinée-Bissau : le Parti de l’unité nationale PUN appelle à une consultation nationale et une transition menée par les civils
Le Parti de l’unité nationale (PUN) a prôné une « refondation pacifique de l’État », fondée sur le dialogue national, des réformes institutionnelles profondes et la promotion du développement humain, comme moyen de surmonter la crise politique en Guinée-Bissau. Dans une déclaration intitulée « Guinée-Bissau : une proposition pour surmonter la crise », reprise par le Journal O Democrata, le parti propose l’organisation d’une consultation nationale inclusive et est important pour les partis politiques, les organisations de la société civile, les chefs traditionnels et religieux, ainsi que les forces de défense et de sécurité.
Le PUN, dirigé par Idriça Djaló, estime que le coup d’État du 26 novembre 2025 a aggravé l’instabilité de la chronologie des pays auxquels sont confrontés après leur indépendance en 1973. Selon le parti, les crises politico-militaires successives ont affaibli les institutions, sapé la confiance des citoyens et l’engagement pour la cohésion nationale.
Le communiqué met également en garde contre des signes inquiétants, tels que l’incitation aux conflits interethniques lors de la dernière campagne électorale et les tentatives d’instrumentalisation des forces armées à des fins politiques. Selon l’ONU, de telles pratiques constituent des menaces directes à l’unité nationale et à la stabilité de l’État.
Selon O Democrata, le document souligne des risques tels que l’escalade d’une violence interethnique incontrôlée, la division et l’implosion éventuelle des forces armées, la perte de légitimité des institutions politiques et électorales, ainsi que la déstabilisation de l’Afrique de l’Ouest, créant un vide de sécurité propice au trafic et à la criminalité transnationale. Après avoir traité de la crise, le secrétariat national du Parti de l’unité nationale propose que la gestion de la période de transition soit confiée à une équipe de civils compétents, sans lien avec l’administration précédente, préservant ainsi le rôle républicain des forces armées en tant que garantie ultime de la stabilité nationale.
Parmi les principales réformes préconisées par le PUN, figurent une réforme constitutionnelle, avec une définition claire entre un système présidentiel et un système parlementaire ; une réforme du système judiciaire, garantissant son indépendance et sa crédibilité ; une clarification du rôle des forces armées dans l’ordre républicain; la gestion de la diversité ethnique et la lutte contre les discours de haine ; la définition d’une stratégie de développement économique sur 25 ans, englobant des secteurs tels que l’agriculture, la pêche, le tourisme et l’initiative privée ; ainsi que des investissements structurés dans l’éducation et la santé.
Le PUN recommande également que les conclusions de la consultation nationale soient soumises à un référendum, comme moyen de garantir la légitimité démocratique, aboutissant à la signature d’un Pacte national de stabilité, à déposer auprès des organisations internationales, à savoir la CEDEAO et l’Union africaine. Enfin, le Parti de l’unité nationale souligne que la sortie de crise exige « impérativement » une refondation pacifique de l’État, condition essentielle à la construction d’un pays stable, juste et tourné vers le développement, a relevé le Journal O Democrata.







