Le Président de la République Bassirou Diomaye Faye a réparé une injustice : la réaction de René Capain sur la grâce présidentielle

Le Président de la République Bassirou Diomaye Faye a réparé une injustice : la réaction de René Capain sur la grâce présidentielle

La décision du président Bassirou Diomaye Faye d’accorder une grâce présidentielle à René Capain Bassène résonne comme un geste fort, à la fois politique et humain. Pour l’ancien détenu, cette libération est avant tout la reconnaissance d’une injustice. « Le président a réparé une injustice », affirme‑t‑il, insistant sur le fait qu’il n’a jamais eu de lien personnel ou politique avec le chef de l’État. Ce geste, selon lui, dépasse sa propre personne et ouvre une brèche vers une justice plus équitable.

Dans ses déclarations, Bassène adopte un ton empreint de douleur et de sincérité. Il multiplie les demandes de pardon, particulièrement envers les familles des victimes de Boffa‑Bayotte. « Je demande pardon à ceux qui ont perdu leurs enfants, leurs frères, leurs épouses. Que Dieu les aide, qu’Il les soutienne pour qu’ils puissent surmonter cette épreuve », répète‑t‑il, conscient du poids des blessures qui ne s’effacent pas. Ce mea culpa, loin d’être une reconnaissance de culpabilité, traduit plutôt une volonté de compassion et de réconciliation.

René Capain Bassène dénonce aussi le traitement qui lui a été infligé durant ses années de détention. Étiqueté « rebelle », accusé d’être un instrument politique, il rejette fermement ces qualificatifs. « Cette affaire, j’en suis la victime, j’en suis le témoin. Je n’ai rien fait », martèle‑t‑il, rappelant que son combat a toujours été celui de la vérité. Ses propos révèlent la lassitude d’un homme brisé par l’épreuve, mais déterminé à ne pas céder au mensonge.

Au‑delà de la souffrance, il exprime un désir simple : retrouver une vie normale et travailler pour subvenir aux besoins de sa famille. « Qu’on me laisse retourner travailler », implore‑t‑il, soulignant la fatigue de ses proches et son souhait de combler le temps perdu auprès de ses enfants. Cette requête traduit l’aspiration à une réhabilitation sociale, à la possibilité de reconstruire après des années de marginalisation.

Son discours est aussi un appel à la lumière pour les victimes. Bassène insiste sur la nécessité de vérité et de justice, afin que les familles endeuillées puissent enfin savoir qui a réellement tué leurs proches. « Je prie pour que la vérité soit faite », répète‑t‑il, convaincu que la grâce présidentielle ne doit pas clore le dossier mais ouvrir la voie à une enquête transparente.

En définitive, la réaction de René Capain Bassène illustre la complexité d’une libération qui mêle réparation politique, douleur personnelle et quête de vérité collective. La grâce présidentielle apparaît comme un acte de reconnaissance d’une injustice, mais aussi comme un point de départ vers une réconciliation plus large. Entre pardon, dénonciation et espoir, Bassène incarne la voix d’un homme qui veut tourner la page sans effacer la mémoire des victimes.

Author: Casamance Info

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