Hôpital Simão Mendes Guinée-Bissau : 400 stagiaires en grève pour leur intégration

Hôpital Simão Mendes Guinée-Bissau : 400 stagiaires en grève pour leur intégration

Depuis hier 3 août, près de 400 techniciens stagiaires de l’hôpital national Simão Mendes, principal centre hospitalier de Guinée-Bissau, ont suspendu leurs activités. Leur coordinateur, Amadu Mané, a annoncé que le mouvement se poursuivra jusqu’au 28 août 2026, faute de réponse concrète du gouvernement.

Les grévistes exigent leur intégration officielle dans le système de santé publique et la régularisation de leurs contrats. Certains travaillent depuis plus de sept ans sans statut ni rémunération. « Nous avons suspendu nos services car nous n’avons reçu aucune réponse aux demandes présentées au gouvernement et aux autorités ministérielles », a déclaré Amadu Mané.

Sans salaire ni contrat, beaucoup peinent à se rendre quotidiennement à l’hôpital et certains dorment dans des conditions précaires. Le coordinateur compare leur situation à celle d’un patient privé de soins : « Si une personne est malade et ne reçoit pas de soins médicaux, sa maladie s’aggrave et peut même devenir mortelle. C’est ce qui nous arrive. »

Le gouvernement avait promis une solution sous trente jours, mais aucune avancée n’a été constatée. Les rencontres avec la direction clinique et le ministère de la Santé publique n’ont pas permis de débloquer le processus. Les stagiaires dénoncent une attente interminable et rappellent qu’ils ont servi la population pendant des années, répondant aux besoins des citoyens sans reconnaissance institutionnelle.

Ce mouvement de grève met en lumière une crise structurelle : sans stabilisation de ces techniciens, la qualité des soins dans le plus grand hôpital du pays risque de se dégrader davantage.

Author: La rédaction

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