Axe Bignona‑Sindian : cri de détresse des chauffeurs taxis‑clando
À chaque hivernage, la route reliant Bignona à Sindian devient un enfer pour les populations du Fogny. Chauffeurs, passagers et habitants dénoncent un axe de 18 kilomètres devenu impraticable, où nids‑de‑poule, flaques d’eau et pannes de véhicules rythment le quotidien. Entre promesses politiques jamais tenues et souffrances accumulées, ils interpellent aujourd’hui le Président Bassirou Diomaye Faye pour une réhabilitation urgente.

Le constat est unanime : « Cette tragédie ne peut pas durer ! ». Alioune Badara Badji, responsable de la station de taxis de Sindian, décrit un quotidien marqué par les détours interminables, les véhicules bloqués et les passagers contraints de payer des sommes exorbitantes pour espérer rejoindre Bignona. « Même pour un mariage, une maladie ou un décès, se déplacer est devenu un problème », confie‑t‑il, soulignant l’impact direct sur la vie sociale et familiale.
Les chauffeurs évoquent une route criblée de nids‑de‑poule, où chaque trajet met à rude épreuve les moteurs. Les véhicules tombent en panne, les passagers attendent des heures, et les ambulances peinent à évacuer les malades. Lamine Diop Sané, fils de la localité, insiste : « Évacuer un malade, c’est la croix et la bannière. Si vous passez par Baila ou Oulampane, il risque de mourir en cours de route. »
Outre les souffrances quotidiennes, c’est un sentiment d’abandon qui domine. Les populations rappellent que les autorités locales, accompagnées d’Ageroute, avaient déjà constaté l’état désastreux de la route et promis une intervention rapide. Mais un mois plus tard, rien n’a été fait. « Nous avons perdu tout espoir », lâchent les chauffeurs, dénonçant une marginalisation persistante.
Depuis Senghor, Wade et Sall, les promesses se sont succédé sans jamais se concrétiser. Les habitants voient dans cette inertie une répétition de l’histoire : des projets annoncés, des ponts construits, mais une route laissée en ruine. Aujourd’hui, ils interpellent directement le Président Bassirou Diomaye Faye et son régime à agir, pour mettre fin à ce cycle de promesses non tenues.
L’appel est sans équivoque : il faut agir immédiatement. Les chauffeurs et passagers réclament un remblaiement urgent des zones critiques, la création de caniveaux pour évacuer l’eau, et un plan de réhabilitation durable. À défaut, préviennent‑ils, « ce sera toujours le chaos », avec des souffrances accrues pour les populations du Fogny.








