Ziguinchor : Les étudiants de la promotion 13 de l’ENO en détresse interpellent l’État

Ziguinchor : Les étudiants de la promotion 13 de l’ENO en détresse interpellent l’État

Á Ziguinchor, la crise de l’Université virtuelle du Sénégal (UVS) prend une tournure préoccupante. Les étudiants de la promotion 13 de l’ENO de Ziguinchor, admis depuis juillet 2025, dénoncent une année blanche forcée, faute d’outils de travail et de moyens financiers promis par les autorités.

Onze mois d’attente et de promesses non tenues

Selon Mariama Diëité Faty, présidente de l’ENO de Ziguinchor, la situation est devenue insoutenable :

« Depuis près d’un an, ces étudiants n’ont ni ordinateurs ni allocations. On nous avait promis 250 000 F CFA dès avril 2025 pour leur permettre d’acheter des machines. Mais jusqu’à présent, rien n’a été concrétisé. On parle de paiements progressifs, mais la réalité est que des centaines d’étudiants sont laissés sans cours, sans outils, sans avenir. »

Elle rappelle que l’UVS repose sur le numérique : « Ici, nos ordinateurs sont nos salles de classe. Sans eux, impossible d’étudier. »

Un bâtiment définitif en suspens depuis 13 ans

Au-delà des équipements, l’ENO de Ziguinchor attend toujours son siège définitif. « En octobre 2025, on nous avait assuré que nous allions déménager. Mais nous sommes toujours dans un bâtiment loué, exigu, où les examens deviennent un casse-tête », déplore Mariama Faty.

Elle alerte sur l’urgence : « La saison des pluies approche. Si le bâtiment reste fermé, les peintures vont s’abîmer et les délais s’allonger encore. Nous demandons au ministre de nous donner les clés. »

Vision Citoyenne : “Une université de vie sacrifiée”

Aux côtés des étudiants, Madia Diop Sané, coordinateur national du mouvement Vision Citoyenne, a dénoncé une injustice flagrante : « Les UVS étaient une bonne idée, mais aujourd’hui elles ressemblent à des universités de vie sacrifiée. Comment peut-on laisser des jeunes vadrouiller onze mois sans outils, alors que l’État dépense des milliards pour des véhicules de luxe ? »

Il rappelle que l’UVS est la deuxième université du pays en termes d’effectifs, derrière l’Université Cheikh Anta Diop : « Ces étudiants méritent plus d’accompagnement que les autres, car le numérique exige connexion et matériel. Sinon, l’UVS n’est qu’un slogan creux. »

Un appel direct au Président

Le mouvement Vision Citoyenne interpelle directement le président Bassirou Diomaye Faye et son ministre de l’Enseignement supérieur :

« L’État est une continuité. On ne peut pas sacrifier une génération pour des promesses non tenues. Ces étudiants doivent recevoir rapidement leurs fonds et leurs machines. »

Un avenir suspendu

La crise de la promotion 13 illustre les défis structurels de l’enseignement supérieur numérique au Sénégal. Entre promesses financières non honorées, bâtiments inachevés et étudiants laissés sans cours, l’avenir de milliers de jeunes reste suspendu.

« Dis-moi quelle est ta jeunesse, je te dirai quel avenir tu auras », rappelle Madia Diop Sané. 

Pour l’UVS, l’avenir dépend désormais de la capacité des autorités à agir vite et concrètement.Je peux enrichir encore ce texte en ajoutant une chronologie détaillée des promesses faites et non tenues, ou en développant une analyse des enjeux structurels de l’enseignement numérique au Sénégal. 

Author: Casamance Info

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