À Ziguinchor, une vague de contestation secoue plusieurs établissements publics. L’annonce, samedi 14 février 2026, par l’Inspection d’académie, de la tenue des compositions ce jeudi 19 février, a été contestée par les élèves de plusieurs établissements, dont le lycée de Kenya.
Depuis janvier, les programmes pédagogiques ont été perturbés par des grèves répétées des enseignants.
Estimant ne pas devoir « payer le prix » d’un mouvement dont ils ne sont pas responsables, les élèves du lycée de Kenya ont décrété une grève de 48 heures. À l’initiative du gouvernement scolaire, le mot d’ordre a été lancé mardi pour dénoncer une décision jugée brusque et inadaptée au contexte pédagogique actuel.
« Les enseignants ont largement boycotté les activités pédagogiques à travers des grèves répétées. Nous ne pouvons pas subir les conséquences d’un acte que nous n’avons pas commis », a déclaré Charnelle Diatta, présidente du gouvernement scolaire du lycée de Kenya. Les élèves réclament un réaménagement du calendrier et une date de composition « appropriée », tenant compte du retard accumulé dans l’exécution des programmes.
Un appel pressant envers les autorités
Pour les protestataires, les conditions d’apprentissage ne permettent pas d’aborder sereinement les évaluations. « Nous sommes les cadres de demain et nous méritons d’étudier dans de bonnes conditions », a indiqué la présidente. Les potaches appellent ainsi les autorités académiques à faire preuve de compréhension.
Dans le département de Ziguinchor, la revendication principale reste centrée sur le calendrier scolaire. Les élèves disent refuser d’être « sacrifiés » à la suite des perturbations enregistrées et exhortent les autorités à trouver une solution durable au différend avec les enseignants.
« C’est une forme de maltraitance. Il faut d’abord régler la situation des enseignants pour que nous puissions être correctement encadrés et évalués », interpelle Charnelle Diatta.
Le mouvement a été observé dans d’autres localités de la région. Dans les départements d’Oussouye et de Bignona, plusieurs établissements ont emboîté le pas en annonçant des arrêts de cours simultanés. Certains élèves ont également exprimé leur solidarité avec les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, où des tensions ont récemment éclaté, conduisant au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba lors des affrontements avec les forces de l’ordre.
Face à cette montée de la contestation, les autorités académiques sont désormais attendues sur des mesures susceptibles d’apaiser les tensions et de garantir la poursuite normale de l’année scolaire.







