Sit‑in à Ziguinchor : les travailleurs de l’Hôpital de la Paix tirent la sonnette d’alarme
Ce lundi 17 août, les travailleurs de l’Hôpital de la Paix de Ziguinchor ont observé un sit‑in de 9h à 13h, arborant des brassards rouges pour exprimer leur colère face à la dégradation continue des conditions de travail et de prise en charge des patients. La déclaration officielle a été lue devant la presse par le Dr Ousmane Diba, secrétaire général du SAMES et coordonnateur de l’Intersyndicale des travailleurs de l’hôpital.

« Un hôpital ne peut pas fonctionner durablement dans ces conditions », a lancé Dr Diba, dénonçant les ruptures récurrentes de réactifs biologiques, les pannes d’équipements essentiels comme la radiographie numérique ou le scanner resté hors service plus de six mois, ainsi que l’absence d’IRM depuis trois ans pour toute la Casamance. Selon lui, « comment garantir des soins de qualité lorsque certaines analyses ne sont plus réalisées et que les droits financiers des agents sont irrégulièrement payés ? ».

Les syndicats regroupés au sein de l’Intersyndicale (SAMES, SYNTRAS et SUTSAS) rappellent que leurs 22 revendications ne relèvent pas du confort mais du fonctionnement vital de l’hôpital. « Un équipement médical en panne ou un service sous‑doté en personnel ne sont pas de simples détails administratifs, ce sont des problèmes qui ont des conséquences humaines », a insisté le Dr Diba.
Parmi les exigences figurent la réparation des équipements, le respect des normes de radioprotection, le paiement régulier des indemnités et primes, la régularisation des cotisations sociales, le renforcement des effectifs et la réhabilitation de l’hôpital. L’Intersyndicale appelle les autorités à « apporter des réponses concrètes, précises, formalisées et assorties d’échéances », faute de quoi elle mettra en œuvre son plan d’action, incluant grèves et nouvelles mobilisations jusqu’à la fin du mois d’août.

« L’heure n’est plus aux promesses, mais aux actes », a conclu Dr Ousmane Diba, réaffirmant que les mouvements seront conduits dans le respect des urgences et du service minimum. Les travailleurs disent rester mobilisés et déterminés, « parce que la santé n’attend pas, parce que les travailleurs ont des droits, et parce que les populations ont droit à des soins de qualité ».











