Le seul parti concurrent significatif que l’UDP a à ce stade est le NPP.

Le seul parti concurrent significatif que l’UDP a à ce stade est le NPP.
Par Fatou Camara Junior Gambia

Le départ de certains membres de l’UDP pour former leurs propres partis ou mouvements n’a pas sérieusement affaibli l’UDP. Au contraire, cela est plus susceptible d’affecter le NPP, surtout lorsque l’on examine attentivement ce qui influence réellement le vote des Gambiens.

Depuis longtemps, de nombreux Gambiens laissent des considérations tribales influencer leurs choix politiques. Par conséquent, le vote ne repose souvent pas sur les programmes ou les politiques des partis, mais plutôt sur l’identité et les sentiments tribaux.

Au fil des années, l’UDP a été à plusieurs reprises accusé, de manière injuste, de tribalisme. Cependant, il est désormais clair pour tous que la question de la politique identitaire traverse tous les partis politiques en Gambie.

En raison de cette politisation de l’identité, certaines personnes ont voté pour le président Adama Barrow lors des dernières élections non pas nécessairement parce qu’elles croyaient en son leadership, mais parce qu’elles étaient influencées par l’idée que « l’UDP est un parti tribal ». D’autres ont également voté pour lui simplement parce qu’elles estimaient, selon leur point de vue, que l’honorable avocat Ousainou Darboe est âgé… mais attention ! L’âge est-il une maladie ? Beaucoup de ces électeurs n’avaient jamais soutenu l’UDP auparavant, et même si le parti changeait de candidat, il faudrait une persuasion extraordinaire pour changer leur opinion.

Bien entendu, il existe aussi des citoyens qui soutiennent différents partis pour de véritables raisons idéologiques ou programmatiques. Mais dans le cadre de cette analyse, l’accent est mis sur l’UDP.

Une chose reste claire : la base de l’UDP demeure solide et fidèle. Ceux qui croient réellement au parti continuent de le soutenir. Dans de nombreux cas, ceux qui partent sont souvent motivés par des intérêts personnels, tels que la recherche de postes, d’avantages ou d’opportunités de leadership dans d’autres partis. Les partisans engagés, eux, restent fermes.

Mon propos est que le président Adama Barrow pourrait perdre un nombre important de voix au profit de nouveaux partis émergents, notamment de la part de personnes qui n’ont jamais réellement cru en son leadership mais qui l’ont soutenu principalement par sentiment tribal, car beaucoup d’entre elles ne lui font pas véritablement confiance.

Comme le dit un proverbe wolof : « nyaka peheh ». Dans ce sens, l’UDP pourrait en réalité être avantagé politiquement sur le long terme.

Par Fatou Camara Junior Gambia

Author: Casamance Info

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