Artiste originaire de Ziguinchor, Mamadou Alioune Diallo, plus connu sous le nom de Diakado, signe son entrée officielle sur la scène musicale avec « Néné », un premier album riche de dix titres. Entre spiritualité, hommage familial, plaidoyer en faveur de l’enfance et réflexion sur les défis du Sénégal, le chanteur entend faire de son œuvre un message d’amour, de vérité et de rassemblement.

La scène musicale casamançaise accueille une nouvelle production portée par l’un de ses fils. De retour à Ziguinchor après un parcours construit entre la Casamance et Dakar, Mamadou Alioune Diallo dit Diakado a choisi sa terre natale pour présenter son tout premier album intitulé « Néné ».
Pour l’artiste, ce retour aux sources n’est pas anodin. « C’est ici que j’ai grandi, que j’ai fait mes études et que j’ai appris la vie. La Casamance m’a tout donné », confie-t-il avec émotion. Une manière pour lui de rendre hommage à cette région qui a façonné son identité et nourri son inspiration artistique.
Au-delà de son titre, l’album porte un message universel. Si « Néné » signifie d’abord « mère », Diakado explique que le concept dépasse le cadre familial. Pour lui, la mère représente la source de la vie, de l’humanité et de la création.
« Nous avons tous un amour immense pour notre mère. Mais quand je parle de “Yaye”, je parle aussi de cette mère universelle qui donne tout : l’humanité, la vie et même l’Afrique, considérée comme la mère des peuples », explique-t-il.
Cette vision se reflète dans la composition de l’album qui s’ouvre avec « Yalla », un titre dédié à Dieu. Le deuxième morceau, « You Got To Know », est suivi de « Rest In Peace Dad », une chanson particulièrement personnelle dans laquelle l’artiste rend hommage à son père disparu tout en adressant une pensée à toutes les personnes ayant perdu un proche.
L’album poursuit son voyage musical avec « With Jah We Walk », une célébration de la foi et de l’accompagnement divin dans la vie quotidienne. Vient ensuite « Xaléy », une chanson consacrée aux enfants, notamment ceux qui vivent dans la rue.
« Ce n’est pas seulement un message pour les talibés. Je parle de tous les enfants vulnérables. Nous devons leur donner une chance dans la vie », insiste-t-il.
Avec « Lana », Diakado aborde la question sensible de l’émigration clandestine, un phénomène qui touche particulièrement la jeunesse sénégalaise. Le titre éponyme « Néné » occupe la septième place de l’album, suivi de « Happy », « Equal Rights and Justice » et enfin « Xeesal », réalisé en collaboration avec Hombre Zion et Piafaya Music.
L’artiste tient également à saluer les nombreux collaborateurs qui ont participé à ce projet. Deep Killer intervient sur « Rest In Peace Dad », tandis que Jawdi apparaît sur « You Got To Know ». Un travail collectif que Diakado considère comme déterminant dans la concrétisation de ce premier opus.
Son parcours musical trouve ses racines dans son enfance. D’abord influencé par l’environnement artistique de Guédiawaye, puis par les artistes rencontrés en Casamance, il affirme avoir pris la décision de s’engager sérieusement dans la musique à partir de 2013.
« J’ai commencé dans l’underground, j’ai fait des concerts, j’ai beaucoup travaillé. Je voulais atteindre le niveau qui me permettrait de sortir un album solide », raconte-t-il.
Mais pour Diakado, la musique ne se limite pas au divertissement. L’artiste souhaite également contribuer au débat sur le développement du Sénégal en sensibilisant les populations aux réalités sociales et économiques du pays.
Sans s’inscrire dans une logique politique, il plaide pour davantage d’investissements dans les infrastructures et une meilleure valorisation des richesses naturelles de la Casamance.
« Nous avons énormément de potentiel. La Casamance peut nourrir le Sénégal et même une partie de l’Afrique de l’Ouest. Je suis convaincu que la Casamance est le futur moteur économique du Sénégal », soutient-il.
L’artiste estime que la région dispose d’atouts agricoles, naturels et humains capables de contribuer fortement à la croissance nationale si les moyens nécessaires sont mobilisés.
Reconnaissant envers son entourage, Diakado souligne également le rôle essentiel de son équipe dans cette aventure musicale. Managers, amis, collaborateurs techniques et proches ont, selon lui, participé à chaque étape du projet.
« Sans eux, je ne pouvais pas y arriver. Nous avons travaillé de manière professionnelle pendant longtemps pour que cet album voie enfin le jour », affirme-t-il.
Alors que « Néné » s’apprête à rencontrer son public, l’artiste nourrit une ambition claire : renforcer son lien avec les populations de Casamance avant de porter son message au-delà des frontières régionales et nationales.
Accessible et proche de ses admirateurs, Diakado entend placer l’humain au cœur de sa démarche artistique. « Je veux rester simple et proche du public. La musique est faite pour partager l’amour, le respect et l’espoir », conclut-il.
Avec « Néné », Mamadou Alioune Diallo signe ainsi un premier album aux multiples dimensions, où se croisent spiritualité, reconnaissance envers les parents, préoccupations sociales et attachement profond à la Casamance, cette terre qu’il considère comme le cœur battant de son inspiration et l’avenir du Sénégal.










Jah kaadho orthographe du nom de lartist
Unlock your capabilities with our key guide to mastering effective time management and boosting overall productivity now.
forumjizni.ru