Agriculture: la Vallée aura 20 moissonneuses-batteuses, Ministre Moussa Baldé

Avec les records d’emblavure constatés pour cette campagne, les autorités se sont fixé divers objectifs dont la protection de la production en luttant contre la pression aviaire, mais aussi en densifiant la mécanisation pour une récolte beaucoup plus rapide. C’est dans ce sens que le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Pr Moussa Baldé, tout en saluant le travail des différents acteurs, a rappelé que pour le matériel de récolte, des efforts importants ont été consentis par l’Etat depuis le début du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas), pour renforcer le parc qui tourne autour d’une centaine de moissonneuses-batteuses dans la Vallée du Fleuve Sénégal. Cependant, poursuit-il, malgré ces actions, ce matériel ne couvre que 65 % des besoins de récolte, les 35 % étant réalisés manuellement. Ainsi, « 6 moissonneuses batteuses à chenilles sont déjà arrivées à Ross-Béthio et 8 sont attendues d’ici le début du mois d’août, sans compter 6 autres acquises dans le cadre de la coopération, soit 20 moissonneuses-batteuses », annonce-t-il.

Cet accroissement de 20 % de la capacité de production dans la Vallée du Fleuve Sénégal, est rendu possible, selon le ministre, grâce la volonté de l’Etat de sauver les récoltes de cette année 2020, avec la pandémie de la Covid-19. En effet, « l’Etat du Sénégal a décidé de mettre à la disposition de la Saed un fonds destiné à l’acquisition de moissonneuses en procédure d’urgence d’un montant de 1,2 milliard de FCfa », renseigne Pr Baldé.

Toutes ces actions ont pour finalité de permettre à notre pays de produire 80 % de ses besoins alimentaires dès le prochain hivernage, pour parer au dérèglement des circuits de commercialisation engendré par la pandémie de la Covid-19. L’objectif est, selon lui, « d’assurer la souveraineté alimentaire dans quelques années ». « Ce qui est devenu une nécessité », ajoute-t-il.

Intensification de la lutte contre le péril aviaire

S’agissant du péril aviaire, « on a remarqué, cette année, une pression assez forte, surtout pour les premières parcelles arrivées à maturité », fait savoir le ministre. Ainsi, les autorités sénégalaises ont saisi le gouvernement mauritanien dans le cadre de la convention de partenariat signée entre les deux pays, pour un traitement aérien qui a démarré le 8 juin dernier. Parallèlement, souligne-t-il, « la Direction de la protection des végétaux a effectué 110 sorties, prospecté 3.018 ha et traité 1.830 ha, et nous avons autorisé, dans le cadre des fonds Covid-19, une enveloppe de 20 millions de FCfa dans le cadre de cette lutte aviaire ». Ce département ministériel a autorisé l’acquisition et l’installation de 40 tentes bâchées, pour protéger une partie de la production qui sera effective en début de campagne d’hivernage.

Au nom des producteurs, Ousseynou Ndiaye du Comité interprofessionnel de la filière riz (Ciriz), dit être heureux d’accueillir le Professeur Moussa Baldé et donne des assurances quant aux objectifs visés. « On prépare des récoltes de contre-saison exceptionnelles grâce à la diligence du gouvernement dans le cadre de la lutte aviaire et aujourd’hui avec l’acquisition de moissonneuses-batteuses à chenilles adaptées dans la Vallée », déclare-t-il.

Author: Alindo

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