Ziguinchor : le préfet Ndiaye maintient l’interdiction des baignades sur le fleuve Casamance
Face à la recrudescence des noyades et aux risques sanitaires liés à la qualité de l’eau, l’autorité administrative du département de Ziguinchor maintient l’interdiction des baignades sur les berges du fleuve Casamance. Le préfet Latyr Ndiaye, à l’issue d’une réunion de concertation, tenue ce mercredi, a annoncé un renforcement des mesures de sécurité et de sensibilisation.

Le préfet a rappelé que cette mesure, en vigueur depuis 2017, reste indispensable : « La configuration du littoral ne permet pas les baignades au niveau du fleuve. Il s’y ajoute également la qualité de l’eau, très polluée, qui pourrait affecter négativement la santé publique. » Malgré cette interdiction, les jeunes continuent de fréquenter les berges, surtout pendant les grandes vacances, ce qui entraîne régulièrement des drames. « Nous recevons régulièrement des cas de noyade. Sur instruction de l’autorité suprême, nous devons prendre les mesures qui s’imposent pour assurer la sécurité des personnes, notamment des enfants. »Lors de la rencontre, les services techniques, les forces de défense et de sécurité ainsi que les représentants des jeunes ont été associés à la réflexion.

Le préfet a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective : « Il faut que les populations sachent que la baignade est interdite et qu’elles comprennent les risques que cela comporte. »
Un dispositif de surveillance sera renforcé sous la coordination du commissaire central de police et des ASP, tandis que la mairie s’est engagée à installer des panneaux d’interdiction et aménager des abris pour les agents.

Enfin, l’autorité administrative a lancé un appel aux acteurs économiques pour soutenir cette initiative. « La sécurité publique est une responsabilité partagée. Nous devons agir ensemble pour protéger nos enfants et éviter de nouveaux drames. »









