Paix et cohésion sociale en Casamance : religieux, acteurs de la société civile de Ziguinchor mobilisés pour promouvoir la participation citoyenne

Paix et cohésion sociale en Casamance : religieux, acteurs de la société civile de Ziguinchor mobilisés pour promouvoir la participation citoyenne

« La participation citoyenne comme vecteur de paix et de cohésion sociale », la réflexion autour de ce thème à mobiliser guides religieux acteurs des organisations de la société civile, jeunes et femmes de Ziguinchor. Cette rencontre initiée par l’Association Présence Chrétienne, s’inscrit dans le cadre du programme « Saxal Jamm ». 

Paul Dominique Correa, président de ladite association (Présence Chrétienne), revenant sur l’intérêt d’une telle rencontre, a expliqué qu’il a été question d’échanger sur les enjeux liés à la paix, à la sécurité, dans le contexte local, mais en lien avec les priorités nationales en termes de politique publique.

« L’idée, c’est de recueillir des recommandations émanant des populations, des préoccupations émanant des acteurs locaux, pour ensemble que nous puissions porter le plaidoyer auprès des autorités nationales et ensemble aussi que nous puissions porter certains combats pour la consolidation de la cohésion nationale et du développement, parce qu’en définitive, la paix et le développement sont intimement liés. », a-t-il indiqué.

M. Correa a salué des actions déjà en cours entreprises par l’État, comme le Plan Diomaye pour la Casamance. Cependant, le président de Présence Chrétenne pense que ces actions méritent d’être renforcées, d’être ajustées. « Je prends l’exemple du plan Diomaye pour la Casamance, qui est une initiative à saluer, et dans le cadre de laquelle il y a peut-être des renforcements à apporter, surtout sur les questions économiques. En termes de besoins locaux, parce que nous avons relevé qu’il y a des préoccupations en termes d’accès aux services sociaux de base et aussi en termes d’accès aux opportunités économiques. Parce que, comme j’ai dit tout à l’heure, la paix, c’est aussi le développement. Et pour qu’il y ait la paix, il faut que les populations puissent améliorer leurs conditions de vie en ayant accès à des opportunités économiques et sociales, à plus de sécurité sociale, à plus de stabilité dans leur environnement. », a précisé le président de Présence Chrétienne.

Plusieurs autres questions ont fait l’objet d’analyse par les participants à cet atelier de partage sur la participation citoyenne comme vecteur de paix et de cohésion sociale, a souligné Paul Dominique Correa, président de Présence Chrétienne, relevant des interpellations liées aux fonciers et à l’état civil. Des préoccupations que le sieur met sur la liste des facteurs de vulnérabilité de la paix sur lesquels il faut attirer l’attention des dirigeants et tous les acteurs.

Henry Ndecky, Coordonnateur de la Coor­di­na­tion des orga­ni­sa­tions de la société civile pour la paix en Casa­mance (COS­PAC), pense que l’État a intérêt à travailler pour le retour définitif de la paix en Casamance, et que tous les acteurs doivent s’y engager pour l’intérêt du pays, le Sénégal.

« Il faut que nous tous nous conjuguions le même verbe pour que la paix soit consolidée, pour que nous allions vers des accords définitifs et la stabilité pour l’intérêt des populations, l’intérêt du Sénégal. », a-t-il déclaré

Il ajoute que l’État du Sénégal doit amener toutes les autres factions à la table de négociations pour terminer définitivement avec cette crise, déplorant les derniers incidents survenus dans le Nord-Sindian, il y a quelques jours coûtant la vie à un militaire de l’armée sénégalaise.

Pour lui, il faut travailler à endiguer ce genre de situations, poursuivre les négociations pour qu’il n’y ait plus d’hommes ou de bandes armés sur le territoire.

« Nous appelons d’abord à l’État du Sénégal, en particulier au chef de l’État et son gouvernement, de redoubler davantage les efforts dans ce processus de consolidation, surtout de dialogue, que nous nous mobilisons tous à ce que les autres fractions et front aillent à la table de négociation. », a martelé Henry Ndecky.

Le coordonnateur de la COS­PAC indique, qu’il faut aussi une véritable alternative au trafic de chanvre indien, d’autant plus que cette question revient chaque année. 

Max Euclide KANFANY

Author: La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *