Lettre à un bâtisseur né à Ziguinchor
La pluie d’indignations des fils de la Casamance de Gouloumbou à Diongué, mobilisés comme jamais pour la défense d’un frère, architecte à la réputation salie par Haby Ndour, une dame au discours violant la pudeur, a de quoi réconforter Atepa victime supposée d’une histoire aux saveurs sexuellement scandaleuses.
La Casamance et ses fils ne pouvaient pas être des témoins impuissants ou neutres face à l’humiliation que tentait d’infliger à l’enfant de Ziguinchor et de Baïla et non de Médina de Dakar. Attitude normale quand on sait que le défenseur du littoral est celui que la Casamance sur ses extrémités de Gouloumbou à Diongué brandit comme fierté pour le modèle de réussite sociale qu’incarne ce génie. Que c’est émouvant pour une « victime » de découvrir le haut degré d’estime que lui manifeste tout un peuple d’une région naturelle qui l’a vu naître, porté en triomphe !
En Casamance, précisément en pays diola, rien ne vaut plus que l’honneur. C’est en cela que la prise de position des Casamançais en faveur de son fils architecte-batisseur est juste. Ce peuple a découvert l’argent comme un moyen et non une finalité. Et que l’honneur est préféré aux milliards, à bien d’autres moyens placés au-dessus des vertus par des hommes qui génèrent des nantis pour leur pouvoir financer.
Atepa au Sénégal est icône, connu pour être un milliardaire qui à bâti son patrimoine et fait fortune grâce à son génie et sa passion pour l’architecture. L’homme traîne la casquette de Casamançais par le nom de famille, l’accent qui trahit son envie et sa métamorphose en citadin, boy town dakarois, de la Médina.
Passé l’épisode sulfureuse Haby Ndour, Atepa, puisque c’est de lui qu’il s’agit doit se ressaisir pour comprendre que défendre le littoral est un combat de bourgeois et secondaire. l’investissement de son génie en Casamance relevant de l’ordre des priorités biogenetiques. Et que s’il ne se réclame pas de la Casamance, son terroir le réclame. Mieux, que ce n’est pas du jour au lendemain, au gré du succès qu’un homme peut si facilement éponger dans le neant ses traces et ses propriétés naturelles. Qu’il l’incarne ou qu’il ne l’incarne pas, la Casamance et sa casamancité le suivent comme sa silhouette, partout ailleurs où il ira monnayer son talent d’architecte qui se soucie moins de sa Casamance au profit du littoral. L’identité d’un homme a ceci de sacré. C’est là où le complexe peut tuer celui qui se complaît, feignant à ne pas accepter et assumer ce qu’il est et condamné à être pour tout le temps. Atepa, c’est le bâtisseur, le constructeur. Haby Ndour est ses ragots sont des faits divers. La Casamance sa priorité, le Sénégal sa partie. Investissez vous à son développement par votre génie vos moyens et vos relations. Vous en avez le réseau et l’influence à tous les niveaux. On retiendra, il fut un temps, « Atepa a fait pour la Casamance ». Au nom de votre contribution pour que retienne la postérité.
Bacary NDIAYE journaliste chroniqueur






