Les 28 personnes interpellées à la suite du démantèlement du site « Mangoukouro », présenté comme un siège ou lieu de rassemblement du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) à Lyndiane Coboda, ont toutes retrouvé la liberté. Les deux dernières personnes qui étaient encore maintenues en garde à vue ont été relâchées au petit matin de ce jeudi, mettant fin aux mesures de rétention prises dans le cadre de cette affaire.
Selon les informations recueillies, 26 des personnes arrêtées lors de l’opération conjointe menée par l’armée et la gendarmerie avaient déjà été libérées au cours de la journée de mercredi. Restaient alors sous le régime de la garde à vue le propriétaire de la concession ciblée par les forces de sécurité ainsi que la personne identifiée comme porte-drapeau du mouvement lors du rassemblement. Leur remise en liberté, tôt ce jeudi matin, clôt ainsi le dossier des interpellations, même si les investigations se poursuivent.

Hier mercredi, les gendarmes sont retournés sur les lieux pour une seconde opération destinée à approfondir les recherches et à effacer les traces visibles de l’occupation du site. Au cours de cette nouvelle descente, les éléments de la gendarmerie ont procédé à l’effacement des inscriptions, dessins et symboles associés au MFDC qui étaient visibles sur les murs de la concession.
Les couleurs identifiées comme étant liées au mouvement indépendantiste ont également été repeintes, transformant l’aspect du bâtiment qui, depuis plusieurs années selon certaines sources, servait de point de rencontre à des sympathisants du mouvement.
Au-delà de ces opérations d’effacement, les forces de sécurité ont mené de nouvelles fouilles dans les différentes pièces et dépendances de la concession. Des objets et matériels jugés utiles à l’enquête ont été emportés pour exploitation et vérification.

Cette nouvelle étape intervient après la saisie de plusieurs téléphones portables, de documents, de drapeaux et d’insignes lors de la première intervention. Si toutes les personnes interpellées ont désormais recouvré la liberté, les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de faire toute la lumière sur les activités qui étaient menées sur le site qui ont conduit à cette vaste opération des forces de défense et de sécurité à Ziguinchor.








