Ziguinchor : les jeunes de Diabir dénoncent une urbanisation anarchique

À Ziguinchor, la question du lotissement continue de susciter inquiétudes et incompréhensions. Dans plusieurs quartiers, les habitants disent avoir multiplié les alertes sans obtenir de réponses concrètes des autorités municipales. Après Nema 2, c’est aujourd’hui le quartier de Diabir qui tire la sonnette d’alarme.

Des jeunes responsables du quartier décrivent une situation qu’ils jugent préoccupante. « Bientôt Diabir sera comme Nema 2 », lance, visiblement inquiet, Sérigne Thiam Diédhiou, jeune responsable « engagé » pour le développement de Diabir.

Situé en périphérie de la ville, Diabir connaît, selon ses habitants, une urbanisation désordonnée. Des maisons sortent de terre çà et là, sans véritable plan d’aménagement. Vu d’ensemble, le quartier donne l’image d’un espace en pleine expansion, mais sans encadrement clair. « Le problème de lotissement n’est pas encore réglé et cela amène pas mal de bouleversements, en plus de freiner le développement du quartier », a indiqué M. Diédhiou.

Les difficultés sont nombreuses. Les routes, décrites comme « impraticables », compliquent les déplacements quotidiens, surtout en période d’hivernage. « Les routes sont impraticables et les gens construisent comme ils veulent », affirme-t-il, dénonçant une situation déplorable.

Autre sujet d’inquiétude : le CEM du quartier, qui selon les jeunes de Diabir, demeure toujours en ‘‘abri provisoire’’. Une réalité qui, selon les habitants, illustre le retard accusé dans la structuration du quartier.

Des appels restés sans réponse

Face à ces difficultés, les jeunes affirment avoir entrepris plusieurs actions pour attirer l’attention des autorités municipales mais sans succès.   » Nous avons crié, nous avons écrit des demandes d’audience mais le maire ne nous a jamais reçus « , a expliqué Sérigne Thiam Diédhiou.

Author: Amidou DJO-OURO

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