À Ziguinchor, la ministre de la Famille et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, a procédé au lancement officiel des subventions du Programme de résilience agricole (PRA) pour l’année 2026. Cette initiative de l’État, inscrite dans la vision du Président Bassirou Diomaye Faye et dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance, vise à renforcer les capacités productives des ménages ruraux vulnérables et à améliorer durablement leur résilience face aux chocs économiques et climatiques.

La région de Ziguinchor a servi de cadre au lancement officiel de la troisième phase du Programme de résilience agricole (PRA), une importante intervention sociale et économique portée par la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale. La cérémonie a été présidée par la ministre de la Famille et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, en présence des autorités administratives, des collectivités territoriales, des services techniques et des bénéficiaires.
Prenant la parole au nom du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, la ministre a exprimé sa satisfaction de lancer cette nouvelle phase du programme dans la capitale du pôle Sud, qu’elle a présentée comme le symbole des ambitions de développement que l’État nourrit pour la Casamance.
« Ce sentiment de fierté qui m’anime trouve son fondement dans l’initiative présidentielle, le Plan Diomaye pour la Casamance, qui marque l’ambition noble et forte que le chef de l’État porte pour cette belle région aux potentialités énormes et qu’il entend mieux valoriser pour booster le développement socio-économique du pôle Sud », a-t-elle déclaré.
La ministre a rappelé que l’Agenda national de transformation Sénégal 2050 repose sur une valorisation des potentialités propres à chaque territoire. Pour le pôle Sud, les secteurs moteurs demeurent l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’aquaculture, auxquels s’ajoutent le tourisme et l’artisanat.

Selon elle, aucune stratégie de développement durable ne saurait être efficace en Casamance sans un investissement soutenu dans ces secteurs clés. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le Programme de résilience agricole, mis en œuvre depuis plusieurs années pour accompagner les ménages ruraux les plus vulnérables.
Lancé en 2018, le PRA repose sur le principe de la protection sociale adaptative. Il vise non seulement à apporter une aide ponctuelle aux ménages exposés à la précarité, mais également à leur fournir les moyens de renforcer leur autonomie économique et leur capacité à faire face aux aléas climatiques et aux crises économiques.
Le programme facilite notamment l’accès des producteurs ruraux pauvres aux intrants subventionnés et soutient leurs activités dans les filières agricoles, agro-sylvopastorales et halieutiques.
Après les phases pilotes menées en 2019 et 2021, puis les opérations d’extension réalisées en 2023 et 2024, le gouvernement engage aujourd’hui une nouvelle étape avec la phase 2026 du programme.
À l’échelle nationale, le PRA cible 16 037 ménages agro-sylvopastoraux et halieutiques identifiés à partir du Registre national unique (RNU) dans plusieurs zones confrontées à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.
Pour la mise en œuvre de cette opération, l’État du Sénégal a mobilisé une enveloppe globale de 3,204 milliards de francs CFA. Sur ce montant, plus de 610 millions de francs CFA sont destinés au département de Ziguinchor, où 3 051 ménages bénéficieront directement de cet accompagnement.
Pour Marie Angélique Mame Selbé Diouf, ces chiffres traduisent l’engagement du gouvernement à apporter des réponses concrètes aux difficultés auxquelles sont confrontés les ménages ruraux les plus fragiles.

« Ils témoignent de l’engagement du gouvernement, sous l’impulsion de Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, à apporter une réponse concrète aux difficultés auxquelles sont confrontés les ménages ruraux vulnérables. Ils traduisent également sa volonté inébranlable de faire de la protection sociale un levier de développement humain, de sécurisation des moyens d’existence et de renforcement de la résilience des territoires », a-t-elle souligné.
La ministre a précisé que le soutien accordé dans le cadre du programme est plafonné à 200 000 francs CFA par ménage. Toutefois, elle a insisté sur le fait que la résilience des communautés ne peut être construite uniquement autour des transferts financiers.
C’est pourquoi le PRA intègre également des dispositifs de sensibilisation, de coaching collectif, d’encadrement technique et de suivi des activités productives. Ces mesures visent à améliorer les performances des exploitations bénéficiaires et à garantir une utilisation optimale des ressources mises à leur disposition.

S’adressant directement aux bénéficiaires, elle les a invités à faire un usage responsable et productif des subventions reçues afin de maximiser leur impact sur les revenus des ménages et la sécurité alimentaire.
La ministre a également appelé les services techniques et les acteurs de proximité à assurer un accompagnement de qualité et un suivi rigoureux afin d’atteindre les résultats attendus.
Au cours de son intervention, Marie Angélique Mame Selbé Diouf a tenu à remercier la Banque mondiale pour son soutien constant aux politiques de protection sociale du Sénégal à travers le Projet d’appui à la protection sociale adaptative (PAPSA). Elle a également salué le travail de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, de l’unité de coordination du PAPSA ainsi que de l’ensemble des équipes techniques mobilisées sur le terrain.
Profitant de cette tribune, la ministre a aussi adressé un message rassurant aux bénéficiaires des Bourses de sécurité familiale. Elle a annoncé la poursuite des paiements sur l’ensemble du territoire national après le lancement de la campagne le 1er octobre 2026.
Selon elle, l’enveloppe consacrée à ce programme social atteint 70 milliards de francs CFA en 2026 et devrait être portée à 140 milliards de francs CFA en 2027, traduisant ainsi la volonté des autorités de renforcer les mécanismes de solidarité nationale et de soutenir davantage les couches les plus vulnérables.

En lançant officiellement les subventions du Programme de résilience agricole à Ziguinchor, le gouvernement réaffirme ainsi son ambition de faire de la protection sociale un puissant instrument de développement économique, de sécurité alimentaire et de résilience communautaire dans une Casamance appelée à jouer un rôle déterminant dans la transformation du Sénégal à l’horizon 2050.








