Ziguinchor : la Fédération nationale des peintres plaide pour une formalisation et un accès aux marchés publics

Ziguinchor : la Fédération nationale des peintres plaide pour une formalisation et un accès aux marchés publics

La Fédération des artistes peintres du Sénégal ont lancé un plaidoyer fort en faveur de leur formalisation afin de pouvoir bénéficier des commandes publiques. 

Réunis durant 72 heures d’ateliers de formation et de renforcement de capacités, les artistes peintres, conduits par Fidèle Mendy, président de l’Association régionale des peintres, et Jacques Gomez, président de la Fédération nationale, ont lancé un vibrant appel aux autorités sénégalaises.  

Ces derniers, ont par ailleurs exposé les difficultés qui minent leur profession. Lors de cette rencontre unepremière en zone Sud, le constat fait est unanime : la majorité des artisans évoluent encore dans l’informel, sans carte professionnelle ni reconnaissance officielle.

« Le premier défi est d’abord de ramener nos membres vers la Chambre des métiers, de les formaliser et de leur donner un niveau professionnel », a rappelé Fidèle Mendy. Cette formalisation est indispensable pour que les peintres puissent non seulement se stabiliser dans leur vie, mais aussi compétir dans les marchés publics, a-t-il poursuivi.

Au Cap-Skirring localité choisie pour ce grand rassemblement, la Fédération a initié des formations en marketing, entrepreneuriat et techniques de peinture, avec l’appui de partenaires privés comme Sénat Peinture. Mais les responsables insistent : « Ce rôle revient d’abord à l’État. Nous avons posé le premier pas, il appartient désormais aux pouvoirs publics de nous accompagner », a martelé Jacques Gomez, président de la Fédération nationale des peintres.

Le président de la Chambre des métiers de Ziguinchor, Momar Diéye, abonde dans le même sens : « Nos artisans sont compétitifs, mais ils n’ont pas les moyens financiers ni techniques pour répondre aux normes des marchés publics. L’État doit ouvrir les portes et soutenir cette jeunesse. »  

Au-delà de la peinture, c’est tout un combat pour l’avenir des jeunes artisans qui se joue. Les fédérations rappellent que la formation et l’encadrement sont des remparts contre le désespoir et l’émigration. « Un jeune bien formé est prêt à réussir », souligne Fidèle Mendy.  

Les acteurs du secteur demandent donc à l’État du Sénégal de prendre le relais, de financer et d’accompagner la fédération afin que les peintres puissent devenir des entrepreneurs reconnus, capables de décrocher des commandes publiques et de contribuer pleinement au développement national.  

Max Euclide KANFANY

Author: Casamance Info

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