La Revue annuelle conjointe (Rac) de l’exercice 2019 du Pse a été présentée vendredi 11 septembre. Des résultats encourageants sont enregistrés dans les domaines de l’agriculture, de la pêche, de la gestion des collectivités, du tourisme et du climat des affaires.
Le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération et son homologue en charge du Plan Sénégal émergent (Pse) ont présenté, le vendredi 11 septembre, les résultats de l’exercice 2019 à travers la Revue annuelle conjointe. Cette action, a dit Amadou Hott, s’inscrit dans la gestion axée sur les résultats de développement, de la reddition des comptes et de la redevabilité réciproque envers les populations et les parties prenantes. Commentant les projets et politiques de l’année précédente, M. Hott s’est félicité des «résultats encourageants enregistrés qui témoignent du bon comportement de l’économie».
Au plan macro-économique, mentionne le rapport, le taux de croissance du Pib est estimé à 5,3% contre 6,4% en 2018. La Rac fait également état d’avancées importantes concernant le secteur primaire. Une contribution de 3% au Piba été enregistrée grâce aux productions animales, halieutiques et horticoles en dépit des problèmes pluviométriques. À en croire le Ministre Amadou Hott, les résultats ont été obtenus grâce à des investissements de l’État dans la mise à disposition de semences de qualité, dans la fourniture d’équipements, de matériels agricoles et l’accompagnement des professionnels.
Pour ce qui est de la gouvernance, particulièrement la gestion des finances publiques, l’autorité a souligné que les efforts consentis ont permis une amélioration des capacités de mobilisation des ressources internes, la modernisation des administrations fiscales et douanières. S’agissant de la gouvernance locale, M. Hott a applaudi l’implantation des zones économiques qui, selon lui, attirent les investissements.
«L’État a créé des territoires économiques homogènes et viables pour prendre en compte les demandes exprimées par les acteurs territoriaux. Dans l’objectif de les rendre plus attractifs et porteurs de développement, des zones économiques spéciales ont été implantées pour attirer l’investissement national et étranger, mais aussi répondre aux options stratégiques de l’État», a affirmé le Ministre de l’Économie. Sur le même registre, il a évoqué les transferts des ressources de l’État vers les collectivités territoriales, qui ont connu une augmentation de 9,17%, passant de 49,45 milliards de FCfa en 2018 à 53,98 milliards de FCfa en 2019. «Le Pacasen a relevé de manière substantielle le niveau des recettes d’investissement des collectivités territoriales», a-t-il ajouté. Quant au tourisme, le secteur a rapporté 864 milliards de recettes en 2019, avec un nombre de visiteurs passé de 1 592 928 à 1 958 828.
Les résultats de la Revue annuelle conjointe 2019 ont aussi concerné le climat des affaires. À ce niveau, M. Hott estime que le Sénégal constitue une référence des meilleures pratiques mondiales avec un bon classement au niveau africain, sous régional et dans le Doing Business.
Les défis du Pap2
En dépit des résultats encourageants, le Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération a souligné les points nécessitants une attention particulière. Il s’agit notamment de défis tels que la meilleure mobilisation des investissements privés, l’accélération de la mise en œuvre des réformes phares, le renforcement du processus de la culture de « delivery » (livraison des projets) dans l’administration et le maintien du focus sur les projets du Plan d’actions prioritaires (Pap2). De manière plus ciblée, des efforts restent également à faire sur la production aquacole où l’on constate des retards dans l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal émergent. Sur un objectif de 40 000 tonnes à l’horizon 2023, le Sénégal en a produit un peu plus de 1000 tonnes. «Avec la crise de la Covid-19, nous avons décidé un peu de réorienter nos actions, de tenir compte des nouveaux défis, des nouvelles contraintes, mais également de saisir les nouvelles opportunités», a déclaré Amadou Hott.
À l’en croire, des réformes importantes seront mises en œuvre pour accompagner les axes prioritaires que sont la souveraineté alimentaire, sanitaire et pharmaceutique. Le Gouvernement prévoit de favoriser davantage la protection sociale dans la mesure où sur un objectif de 60% de couverture maladie, on en est à 49% à cause du faible recouvrement des mutuelles de santé. L’État compte aussi se focaliser davantage sur le numérique, investir dans l’assainissement et l’éducation, notamment avec la mise en œuvre effective du programme de lutte contre les abris provisoires.
Lesoleil.sn







