Nyassia : l’urgence d’un soutien aux femmes rurales
À Katouré, au cœur de Nyassia, les femmes détiennent des terres fertiles mais manquent des moyens essentiels pour les exploiter. Revenues après l’exode du conflit, elles portent l’espoir d’une renaissance agricole. Pourtant, sans puits, semences de qualité ni matériel, cet espoir reste suspendu.
Un paradoxe qui interpelle l’État
Le Sénégal a fait de l’autosuffisance alimentaire et de l’autonomisation des femmes des priorités nationales. Comment comprendre que, dans une région aussi stratégique que la Casamance, des terres fertiles demeurent sous-exploitées faute d’infrastructures de base ? Katouré illustre un paradoxe qui fragilise les politiques publiques de relance agricole.
Des femmes au cœur de la reconstruction
Les femmes de Katouré ne demandent pas la charité, mais des outils pour travailler : puits, clôtures, forages, systèmes de goutte-à-goutte, formations adaptées. Leur combat rejoint celui de milliers de rurales qui, chaque jour, assurent la sécurité alimentaire des ménages. Investir dans ces initiatives, c’est renforcer l’autonomie des femmes, consolider la paix et donner corps aux engagements nationaux.
L’heure de traduire les engagements en actes
La Vision Sénégal 2050 Plan Sénégal Émergent et les programmes de relance agricole ne peuvent rester des slogans. Ils doivent se traduire par des actions concrètes dans les villages enclavés comme Katouré. Sans soutien rapide, l’espoir risque de s’éteindre dans des terres pourtant fertiles. Avec lui, c’est une région entière qui peut renaître.
Max Euclide KANFANY







