Navétanes : Ziguinchor, le Préfet tranche pour sauver l’école

Le Préfet a pris des décisions fermes pour encadrer le mouvement des navétanes, dans un contexte marqué par la multiplication des ASC et le déficit d’infrastructures sportives. « Nous devons absolument préserver la rentrée scolaire, et cela passe par une organisation rigoureuse des compétitions », a-t-il martelé devant les responsables locaux.
La période des navétanes, désormais fixée du 1er juillet au 30 octobre, a été élargie par le ministre afin de donner plus de souplesse aux organisateurs. « Ces quatre mois doivent être mis à profit pour que les championnats se déroulent correctement, sans empiéter sur les cours », a insisté un responsable de l’ODCAV
Le Préfet a également rappelé des règles strictes : les matchs ne pourront plus se tenir au-delà de minuit. « C’est une exigence incontournable, car nous voulons éviter les débordements nocturnes », a-t-il précisé. Il a par ailleurs invité l’ODCAV et l’ORGAM à travailler ensemble sous son autorité pour harmoniser leurs méthodes. « Il est temps que ces deux structures discutent sérieusement afin de trouver des solutions communes », a-t-il ajouté.
Les ASC, de leur côté, devront diversifier leurs activités. « Nous souhaitons que les jeunes intègrent dans leurs programmes des actions liées à l’éducation, à la santé et à l’hygiène », a expliqué un membre de l’ORGAM, soulignant que le sport ne doit pas être l’unique centre d’intérêt.
Face au nombre pléthorique d’ASC et de matchs, le Préfet a proposé des mesures de rationalisation. « Il faut des critères plus coercitifs pour l’intégration des ASC, afin de limiter leur nombre », a-t-il déclaré. Parmi les pistes évoquées figurent la réduction du nombre de matchs, avec la possibilité de passer directement des phases de poule aux quarts de finale, ainsi que l’ajustement de la durée des rencontres. « Un match de 70 minutes, voire de 60 minutes, peut être envisagé », a suggéré un organisateur, convaincu que cette réforme allégera le calendrier.

Le déficit d’infrastructures reste une difficulté majeure. « Nous n’avons pratiquement que le stade de l’Institut Ediata, les autres structures ne sont pas en règle », a reconnu un acteur du mouvement, tout en saluant le projet de réhabilitation engagé par la commune.
En serrant la vis sur les délais, en limitant le nombre d’ASC et en diversifiant les activités, le Préfet entend concilier la vitalité du mouvement navétane avec les impératifs scolaires. « Notre priorité est claire : que les élèves retrouvent les bancs de l’école dans un climat apaisé », a-t-il conclu.








