Guinée-Bissau : éducation en crise, l’urgence des infrastructures scolaires
La Guinée-Bissau traverse une crise éducative profonde. Lors de la première Conférence nationale sur l’éducation, le Premier ministre de transition, Ilídio Vieira Té, a reconnu les graves déficits d’infrastructures scolaires qui compromettent l’apprentissage des élèves.
Dans de nombreuses écoles publiques, les classes sont surchargées et les élèves contraints de partager une même table à trois. « Cette situation nuit directement à l’apprentissage », a-t-il déclaré, annonçant la mise à disposition de 18 000 élèves scolaires pour améliorer les conditions dans les établissements les plus touchés.
Ces équipements, entreposés à Safim dans les locaux du ministère des Finances, seront remis au ministère de l’Éducation pour une distribution progressive. Mais le gouvernement promet aussi de s’attaquer aux problèmes structurels des infrastructures scolaires, au-delà de la fourniture de matériel.
« Les enseignants sont des soldats en première ligne. Sans eux, il n’y a pas de nation », a souligné Ilídio Vieira Té, rendant hommage à ceux qui continuent d’enseigner malgré les difficultés.
Le ministre de l’Éducation nationale, Mamadú Badji, a réaffirmé que l’éducation est l’outil central pour transformer la Guinée-Bissau en une nation forte. Il a assuré que la distribution des élèves se fera par étapes et que le gouvernement poursuit le règlement des salaires impayés des enseignants contractuels.
Cette conférence, placée sous le thème « Pour une éducation de qualité, inclusive et participative », marque une étape importante : la reconnaissance officielle de la crise éducative et l’annonce d’un plan d’action pour y remédier.







