Éducation nationale : un plan pour tourner la page des abris provisoires
Face aux tensions dans le secteur éducatif, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a défendu la responsabilité de l’État et la continuité des réformes. « Les passifs accumulés depuis 2018 sont pris en charge », a-t-il assuré, rappelant que les discussions avec les syndicats ont débouché sur un protocole d’accord « qui ne sera pas un texte de plus sans impact réel », lors de la conférence du gouvernement.
Des avancées pour les enseignants
Le ministre a salué la résolution de « l’affaire des décisionnaires », qualifiée de « grande injustice » désormais corrigée. Il a reconnu les lenteurs administratives, mais insiste sur les avancées concrètes : rémunérations, formation, conditions de travail et infrastructures scolaires.
Vers la fin des abris provisoires
Guirassy a annoncé un programme structurant : 5 000 salles de classe déjà financées, avec un objectif affiché : atteindre le « zéro abri provisoire » d’ici 2030. Une ambition qui dépasse la gestion des urgences pour transformer durablement le système éducatif.
Préserver la sacralité de l’école
Le ministre a rappelé que « les enfants des syndicalistes et ceux du gouvernement sont au milieu des négociations », soulignant l’impact direct des crises sur les élèves. Il appelle à une vision plus large : faire de l’école le levier du développement économique et social, jusqu’à transformer l’agriculture par l’éducation. « Il faut préserver la sacralité de l’école », a-t-il insisté, invitant à dépasser les tensions conjoncturelles pour bâtir un système stable au service de l’avenir du pays.
Max Euclide KANFANY






