La Commission politique du Dialogue national a buté, hier, sur la question des autorités en charge de l’organisation des élections. Elle va discuter prochainement sur la suppléance et la vacance au poste de maire et de président de Conseil départemental.
La Commission politique du Dialogue national a abordé, hier, une question considérée comme stratégique pour l’opposition : les organes en charge des élections. Ce pôle tient à ce que le ministère de l’Intérieur soit écarté de l’organisation des élections pour éviter toute contestation. Après une concertation avec ses mandants, avant-hier, les plénipotentiaires de l’opposition ont exigé, de nouveau, la désignation d’une personnalité neutre pour organiser les élections.
La mouvance présidentielle a proposé un renforcement du dispositif. Elle considère que ce débat n’a pas sa raison d’être, dans la mesure où le ministère de l’Intérieur n’est qu’ « un bras technique » assurant la distribution du matériel lors des élections. « La personne du ministre de l’Intérieur n’a rien à voir dans les élections. C’est plutôt la Direction générale des élections (Dge) qui les organise. Les élections sont supervisées par la Commission électorale nationale autonome (Cena) et sont presque gérées par le ministère de la Justice. Le juge des élections, ce sont les Cours et Tribunaux », indique Babacar Gaye, un des plénipotentiaires de la majorité. Ce pôle demande à ce que le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) et la Cena soient renforcés.
Pour la société civile, des changements peuvent être apportés pour restaurer la confiance entre acteurs du jeu politique. Elle considère que le modèle sénégalais est exemplaire. « Il est fondé sur la séparation des fonctions entre l’organisateur, le contrôleur et le superviseur », soutient Djibril Gningue de la société civile. À l’en croire, il faudra prendre des mesures visant à renforcer l’intégrité et la transparence du dispositif. Les parties prenantes au dialogue, qui vont revenir sur cette question mardi prochain, plancheront également sur l’autre point qui reste à rediscuter : la vacance et la suppléance au poste de maire et de président de Conseil départemental.
Lesoleil.sn







