Coopération Canada–Sénégal : Le projet SEDAD en Casamance, un modèle de développement
La région de Casamance, particulièrement exposée aux effets du changement climatique, érosion côtière, montée des eaux, fragilisation des écosystèmes, bénéficie depuis trois ans du projet SEDAD, financé par le gouvernement du Canada et mis en œuvre par le Cégep de la Gaspésie et des Îles.
Après deux journées de visite dans les communes de Diembéring et Élinkine, une délégation composée du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Abdourahmane Diouf, de la directrice générale du Cégep de la Gaspésie et des Îles, Yolaine Arsenau, et de la chef de coopération de l’ambassade du Canada à Dakar, Caroline Albert, a salué les réalisations du projet SEDAD, financé par le gouvernement du Canada.

Un projet structurant pour les communautés
Le projet SEDAD, doté d’un financement de 15 millions de dollars canadiens sur trois ans, dont près de 40 % alloués au Sénégal, a permis la mise en place d’infrastructures et d’initiatives locales visant à renforcer la résilience des populations face aux défis du changement climatique.
Parmi les réalisations visitées figurent :
– Une unité de transformation pour les femmes, favorisant leur autonomie économique.
– Des vedettes maritimes offertes pour la surveillance des aires marines protégées.
– Un quai de pêche équipé d’une chambre froide, améliorant la conservation des produits halieutiques.
– Les épis maltais de la Pointe Saint-Georges, infrastructure de lutte contre l’érosion côtière.
Ces réalisations traduisent une approche intégrée où protection de l’environnement et développement économique se complètent, selon acteurs.
Des partenaires engagés
Pour Yolaine Arsenau, directrice générale du Cégep de la Gaspésie et des Îles, l’approche repose sur une forte implication communautaire . « Nous avons été satisfaits de voir que les populations locales s’approprient les projets. C’est un effet de levier pour les communautés et nous sommes heureux de travailler avec des partenaires locaux comme les aires marines protégées et le CFE. »
De son côté, Caroline Albert, chef de coopération à l’ambassade du Canada, a souligné la rapidité et l’efficacité des réalisations. « En moins de trois ans, les communautés ont été formées et sont désormais mieux outillées pour affronter les défis liés au climat. Ce projet illustre bien l’approche canadienne qui allie développement durable, insertion économique et préservation des écosystèmes. »

La vision du gouvernement sénégalais
Le ministre Abdourahmane Diouf a insisté sur la nécessité de prolonger cette dynamique.
« La coopération bilatérale a montré des résultats importants. Mais il revient aussi au gouvernement et aux collectivités locales de poursuivre et de compléter ces efforts. Les populations doivent rester au cœur de nos actions, car elles sont à la fois actrices et bénéficiaires. »
Une coopération porteuse d’avenir
La clôture du projet SEDAD n’est pas perçue comme une fin, mais comme le début d’une nouvelle phase de transformation. Les bases posées, infrastructures, formation et leadership communautaire, constituent un socle solide pour renforcer la résilience des communautés de Casamance face aux défis environnementaux et économiques.








