Contribution

Il ne fait désormais plus l’ombre d’un doute que la mobilisation exceptionnelle des populations de Ziguinchor lors de l’Assemblée générale départementale de l’UCS a profondément ébranlé le camp d’en face. Leur réaction ne trompe personne. Cette agitation fébrile, cette panique mal dissimulée, a conduit leur armée mexicaine à orchestrer des attaques groupées et désordonnées contre le leader de l’UCS, le Dr Abdoulaye Baldé.

Pourquoi tant de nervosité ? Parce que la peur s’est installée. Et quand la peur prend le dessus, elle accouche inévitablement de mensonges grossiers, étalés sans retenue sur la place publique dans l’espoir vain de détourner l’attention.

Il ne s’agit pas ici de répondre à Amadou Tom Mbodji, un individu aigri, mû par la rancœur et porté par un agenda personnel aussi fragile que peu crédible. On ne peut d’ailleurs rien attendre de sérieux de quelqu’un qui, pour exister politiquement, n’hésite pas à fabriquer des ragots jusque dans son propre camp au point de se taper un licenciement pour les multiples mensonges contre patron, le maire de Ziguinchor. 

Si je prends la plume, c’est uniquement par devoir de vérité, pour éclairer ceux qui ont été abusés par un tissu de contre-vérités aussi grossier que malveillant.

Il parle d’attaques répétées et récentes de Abdoulaye Baldé contre Ousmane Sonko. C’est faux. Archi-faux. Abdoulaye Baldé n’a pratiquement pas pris la parole publiquement depuis près de trois ans. Et même bien avant cela, jamais il ne s’est livré à des attaques malveillantes contre Ousmane Sonko. Lors de sa récente sortie, interpellé par un journaliste sur la question du nombre d’agents municipaux, il a été clair : « Je ne dirai pas de mal de Ousmane Sonko, c’est mon petit frère, mais il faut qu’il arrête d’accuser gratuitement les gens. » Voilà la réalité. Si la contradiction les dérange, alors qu’ils aient au moins la décence de mieux informer leur leader pour lui éviter de relayer des contre-vérités.

Dans sa lecture malhonnête de l’affaire de la CREI, il travesti les faits. Aucun rapport d’audit n’a jamais épinglé Abdoulaye Baldé dans la gestion de l’ANOCI. La CREI, juridiction d’exception, ne s’est appuyée sur aucun rapport pour établir une infraction. Il s’est agi d’une construction basée sur des éléments erronés. D’une part, des biens qui ne lui appartenaient pas lui ont été attribués, et d’autre part, ceux qu’il détenait ont été largement surévalués. Résultat, un simple mémoire en réponse a suffi pour faire tomber cette accusation.

S’agissant du rapport de la Cour des comptes de 2022 couvrant la période 2015-2018, ses commentaires relèvent d’une tentative désespérée de manipulation. Ce rapport ne mentionne aucun détournement. 

La première conclusion de ce rapport porte sur le niveau de consommation de carburant jugé élevé par rapport au parc automobile communal. Mais, la réalité qu’il passe volontairement sous silence, est toute autre. Le carburant de la mairie ne sert pas uniquement aux véhicules municipaux. Lorsque les camions de l’UCG sont immobilisés faute de carburant, la commune intervient pour éviter que la ville ne soit envahie par les ordures. Lors des inondations, lorsque des bonnes volontés mettent à disposition du matériel pour soulager les populations, la mairie prend en charge le carburant. Lors des opérations de nettoyage d’urgence contre les dépôts sauvages, elle agit encore. Les services déconcentrés de l’État eux-mêmes sollicitent régulièrement cet appui. Dans ces conditions, évaluer la consommation sur la seule base du parc automobile est très réductrice du périmètre d’intervention de la mairie, mais Les faits, eux, sont têtus. Mieux, le montant jugé excessif est le cumul de quatre années de gestion (2015, 2016, 2017 et 2018). Des réponses claires et documentées ont été données aux auditeurs de la Cour des Comptes à ce sujet.

La deuxième conclusion du rapport concerne la station ELTON. Là aussi, Il ne s’agit nullement d’un avantage indu. Le choix de la commune était de privilégier l’emploi des jeunes de Ziguinchor plutôt qu’une logique purement financière. Il était convenu avec ELTON, une mise à disposition du terrain contre recrutement local. Engagement respecté, avec des recrutements effectués après des entretiens tenus dans les locaux mêmes de la mairie.

La troisième et dernière conclusion du rapport porte sur la question du marché relatif à l’éclairage public. Il est important de rétablir la vérité. La Cour des comptes n’a relevé ni détournement, ni surfacturation. Elle a simplement pointé une irrégularité dans la procédure. Rien de plus.

Dès lors, une question s’impose avec force : comment expliquer que ces mêmes lampes aient été réceptionnées puis installées par l’équipe actuelle ? Si les irrégularités évoquées étaient de nature à remettre en cause la légitimité du marché, pourquoi ne pas l’avoir purement et simplement annulé ?

On ne peut pas, d’un côté, exploiter un marché et en tirer profit, et de l’autre, tenter de le discréditer pour des raisons purement politiciennes. Il faut choisir d’assumer ou de renoncer et non de jouer sur les deux tableaux.

Enfin, cette histoire de salaire indûment perçu relève du même registre de manipulation. Des erreurs de paiement existent dans toutes les administrations, surtout dans des systèmes automatisés. La différence, c’est l’honnêteté dans la gestion de ces erreurs. Abdoulaye Baldé n’a jamais perçu ni utilisé ces sommes. Dès que l’erreur a été détectée, les montants ont été intégralement reversés. Parler d’inculpation dans ces conditions est non seulement faux, mais malhonnête.

Quant à l’auteur de ce tissu de mensonges, son parcours parle pour lui. Licencié pour ses propres manœuvres et ses ragots internes, il tente aujourd’hui de se construire une posture de victime pour donner un semblant de vie à une candidature sans consistance. La dynamique de l’UCS dérange, et il tente maladroitement de l’endiguer par le mensonge. C’est peine perdue.

Calme toi jeune homme, Abdoulaye Baldé n’a jamais déclaré être candidat. Il a simplement posé un diagnostic lucide, sans complaisance, de la situation actuelle de notre ville. Et si cela effraie à ce point, alors posez-vous les bonnes questions : le problème ne vient peut-être pas de l’UCS, mais bien de vos propres insuffisances.

Assez de mensonges. 

Assez de manipulation. 

Les populations ne sont pas dupes.

Mamadou Lamine Dia 

Président de l’Union Nationale des Jeunes Centristes.

Author: Casamance Info

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