Consolidation de la paix et cohésion sociale : Boutoupa Camaracounda : USOFORAL lance le projet pour l’autonomisation et le leadership des jeunes filles
À Boutoupa Camaracounda, dans l’arrondissement de Niaguis, dans cette localité, le traumatisme occasionné autrefois par le conflit s’est dissipé. Une réalité visibleme sur le terrain par le repeuplement intense de la localité avec le retour massif des populations.
Ce travail de retour des populations déplacées dans cette localité a été rendu possible par l’entremise de plusieurs organisations et une mutualisation des forces, avec une implication ardente de femmes membre du Comité Régional de Solidarité des Femmes pour la Paix en Casamance USOFORAL.

Selon Madame Lopy Mariane Patricia Mandiang, chargée de projet au Comité Régional de Solidarité des Femmes pour la Paix en Casamance, son organisation a beaucoup travaillé dans cette commune pour le retour, mais aussi, la réintégration des populations dans leurs zones de fuite, meurtries par le conflit.
Après cette phase de retour ponctuée pour une bonne dynamique de paix, place à une autre étape complexe et endurante, celle de la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. Ainsi, le Comité Régional de Solidarité des Femmes pour la Paix en Casamance USOFORAL, a initié un projet au niveau de trois communes de la région dans cette perspective, Adéane, Boutoupa Camaracounda et Niassya pour encourager le leadership des jeunes filles dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale.
» Nous avons beaucoup contribué au retour de ces populations. Maintenant, ce projet-là, il vient vraiment pour consolider une paix durable dans ces trois communes. Un lancement inclusif en collaboration avec toutes les organisations vraiment qui travaillent pour la paix et qui sont aussi dans ces communes-là avec les autorités locales et administratives. « , a indiqué Mariane Patricia Mandiang Lopy.
Une journée d’échange, de partage et d’incitation des populations de Boutoupa Camaracounda à s’imprégner et s’engager pour la bonne marche de cette initiative.
La chargée de projet à USOFORAL explique que le travail va se faire avec les observatoires de paix formés dans ce cadre, mais aussi avec les associations sportives et culturelles, les ASC.
» Pour les ASC, nous allons beaucoup plus travailler avec les jeunes filles parce qu’on s’est rendu compte que la place qu’on donne aux jeunes filles dans ces ASC est relayée au second plan. Elles sont seulement utilisées pour laver les maillots, pour supporter pour les hôtesses. Nous voulons aujourd’hui que cette jeunesse-là, que ces filles-là prennent des postes de responsabilité dans ces organes vraiment dirigeants des différentes ASC. « , a déclaré Madame Lopy Mariane Patricia Mandiang.
L’appel pour le retour des jeunes à la terre

À Boutoupa Camaracounda, un appel crucial a été lancé pour un engagement et un retour des jeunes de la zone à la terre, vers l’agriculture. Un cri de cœur d’Awa Manga vice-président de la Fédération des femmes de Boutoupa Camaracounda.
La dame explique avoir mené un plaidoyer intense dans ce sens en vain. Dans son analyse, elle s’offusque du manque d’engouement des jeunes à s’adonner à l’agriculture. ‘ Les jeunes ne veulent pas travailler. Ceux qu’ils aiment, c’est de rester chez eux à boire du thé à défaut de conduire des motos jakarta. En plus, ils ont la tête en Espagne, alors qu’ici, c’est » l’Espagne », il y a de la réussite dans l’exploitation de la terre. « , a indiqué Awa Manga,. La vice-président de la Fédération des femmes de Boutoupa Camaracounda a lassé ainsi, un appel ardent aux jeunes filles comme garçons de Boutoupa Camaracounda sa localité au travail de la terre, en investissant les périmètres agricoles.


Max Euclide KANFANY







