Ziguinchor : danger sur le pont Émile Badiane, le collectif « L’Heure est grave » interpelle le régime Diomaye

Ziguinchor : danger sur le pont Émile Badiane, le collectif « L’Heure est grave » interpelle le régime Diomaye

Le collectif « L’Heure est grave » lance un cri d’alarme face à la situation dramatique du pont Émile Badiane. Ce pont, construit il y a plusieurs décennies, est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé. Ses garde‑fous fragiles, ses fissures visibles, la corrosion de ses structures et l’étroitesse de sa chaussée en font un véritable piège pour les usagers. 

Chaque jour, des centaines de véhicules, camions et motos y passent, exposant leurs passagers à un risque permanent.

Le 30 avril, le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a annoncé la pose de la première pierre d’un second pont entre Tobor et Ziguinchor en juillet. Mais derrière cette annonce, aucune précision sur la date réelle de démarrage des travaux. 

« Depuis plus de cinq ans, les populations du Sud réclament un nouveau pont. Elles n’attendent plus des cérémonies symboliques, mais des actes concrets », déplorent les membres du collectif  » l’heure est grave « .

À peine un mois après cette déclaration, un minibus de transport en commun a dérapé et plongé dans le fleuve Casamance. Le bilan est tragique : au moins deux morts, regrette le coordonnateur dudit collectif,  El Hadji Camara dans une note.

Pour lui, ce drame illustre l’urgence absolue.

Le collectif dénonce une stratégie politique qui privilégie les effets d’annonce au détriment de la sécurité des citoyens. Pour lui, le mois de juillet doit marquer le démarrage effectif des travaux, et non une nouvelle mise en scène. Les autorités, qui ont toutes constaté l’état critique du pont, doivent assumer leurs responsabilités : soit lancer immédiatement le chantier, soit fermer le pont et renforcer ses garde‑fous pour éviter d’autres drames.

 » À l’approche de l’hivernage, l’urgence est encore plus pressante. Les pluies risquent d’aggraver les fissures, d’affaiblir la structure et d’isoler la Casamance », decrie le Coordonnateurde « l’heure est grave ». 

Le collectif rappelle que son combat n’est pas partisan, mais national. Il vise à protéger des vies, à garantir la sécurité des citoyens et à mettre fin à une attente interminable. L’heure est grave, et le régime de Bassirou Diomaye Faye est directement interpellé : « il doit agir sans délai pour mettre fin à une situation qui menace chaque jour la vie des Sénégalais », conclut El Hadji Camara.

Author: Casamance Info

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *