Le Réseau interafricain pour les femmes, médias, genre et développement (FAMEDEV) a clôturé son atelier de lancement de la 7ᵉ édition du rapport national du Projet mondial de monitorage des médias (GMMP 2025). Pendant deux jours, journalistes sénégalais et délégations venues du Togo, de Madagascar et du Burkina Faso ont échangé sur les défis persistants de l’intégration du genre dans les pratiques médiatiques.
Des progrès inégaux, des freins persistants
Papa Adama Touré, chargé de projet, a relevé que les sujets jugés « durs » ou « très sérieux » restent rarement confiés aux femmes journalistes. Il a pointé l’absence de desks dédiés au genre et le manque de formation sur le traitement des violences, rappelant que « la manière de rédiger peut soit protéger la victime, soit la stigmatiser davantage ».
De l’évidence à l’action
La clôture, marquée par la présentation des rapports régionaux par Honoré Blao (Togo) et Flavienne Ramasanao (Madagascar), a été l’occasion d’un appel unanime à l’action. Amie Joof, présidente exécutive de FAMEDEV, a insisté : « Les données sont là. Les évidences sont établies. Notre responsabilité collective est désormais claire : passer de l’évidence à l’action ». Objectif : améliorer les pratiques médiatiques, promouvoir une représentation équitable et bâtir une société où les femmes sont pleinement reconnues.
Un clap de fin engagé
La projection du court-métrage Judduwaat de Kadia Sall, suivi d’un panel sur le traitement médiatique des violences basées sur le genre, a clôturé l’atelier. Inspiré de l’histoire personnelle de la réalisatrice, le film a ouvert un débat riche sur la résilience et la responsabilité des médias. Les recommandations issues des échanges serviront de feuille de route aux rédactions présentes.







