
Des acteurs de la protection de la
nature et l’ONG Enda Madesahel se sont engagés à mettre sur pied un
réseau national des pépiniéristes dans le but de mettre en place une
synergie d’actions visant la préservation de la biodiversité à travers
la promotion de l’agroforesterie, a appris l’APS.
« A travers ce réseau, on veut créer des synergies d’actions dans la
préservation des ressources forestières », a notamment dit Monique Diouf
Agbo, coordinatrice adjointe de l’ONG Enda Madesahel.
Elle s’exprimait à Mbour (ouest) au cours d’un atelier de
recherche-action sur les indicateurs pertinents de développement
durable, communément appelés ODD15, tenu dans les locaux de l’ONG Enda
Madesahel.
« Durant cet atelier, des organisations locales se sont volontairement
engagées à mettre à disposition leurs pépinières. Notre rôle sera
d’assurer la coordination de l’ensemble de ces pépinières-là et de
pouvoir créer une base de données sur les plantes disparues ou celles en
voie de l’être, de savoir où est-ce qu’on peut les retrouver et comment
les réintroduire dans leurs habitats naturels », a expliqué Mme Agbo.
L’objectif, selon elle, c’est de promouvoir la préservation de la
biodiversité pour tous, en intégrant tous les acteurs dans ce combat qui
nécessite la limitation de la coupe des arbres pour le bois de chauffe
ou pour l’usage médicinal, de reconstituer les pépinières des espèces
forestières en quantité suffisante par des actions de reboisement et de
travailler à la disponibilité de documents de base relatif à la flore
menacée.
De son côté, la capitaine Bineta Ndiaye Cissé, chef du service
départemental des Eaux, forêts et chasse de Mbour, a reconnu que
beaucoup d’espèces ligneuses, végétales sont en voie de disparition.
Mme Cissé promet une « étroite collaboration » entre ses services et
l’ONG Enda Madesahel ainsi qu’un appui technique et un accompagnement
des populations à travers les collectivités territoriales et les
mouvements de femmes et de jeunes.
« La gestion de l’environnement étant transférée aux collectivités
territoriales, elles sont conscientes du rôle important qu’elles peuvent
jouer dans la gestion de ces ressources. D’où la collaboration qui doit
avoir lieu entre elles, les populations et les services techniques pour
annihiler cette menace qu’il y a dans la préservation des espèces
forestières », a-t-elle indiqué.






