À la Ziarra de Cheikh Ousmane Sountou Badji, Yankhoba Diémé appelle à dépasser les polémiques et à faire confiance aux procédures de l’État

La 10e édition de la Ziarra annuelle de feu Cheikh Ousmane Sountou Badji a servi de cadre à une importante déclaration du ministre Yankhoba Diémé. Devant les milliers de fidèles rassemblés autour des Khalifes jumeaux de la communauté Abdoul Hassan Badji et AbdoulHusseinBadji, le ministre a tenu à apporter des éclaircissements sur plusieurs projets structurants destinés à la Casamance, tout en invitant les populations à ne pas céder aux discours politiques qui entretiennent la confusion autour de leur mise en œuvre.

Dans une intervention mêlant pédagogie et engagement pour le développement de la région, Yankhoba Diémé a expliqué que plusieurs infrastructures majeures attendues par les populations suivent actuellement les circuits normaux de validation budgétaire de l’État.

Selon lui, de nombreux citoyens s’interrogent sur l’état d’avancement de certains projets annoncés ces derniers mois. Toutefois, il a rappelé que leur réalisation est directement liée aux dispositions prévues dans la loi de finances rectificative, un mécanisme légal qui permet à l’État d’intégrer de nouvelles priorités dans son programme d’investissements.

Prenant l’exemple du centre de santé de Sindian, le ministre a indiqué que les actes administratifs nécessaires ont déjà été engagés par les autorités compétentes. Il a insisté sur le fait que les populations ne doivent pas confondre volonté politique et calendrier d’exécution budgétaire.

« Les projets ne se réalisent pas à travers des déclarations. Ils suivent des procédures bien définies qui garantissent la mobilisation effective des ressources », a-t-il expliqué en substance.

Le responsable politique de Bignona est également revenu sur plusieurs infrastructures d’envergure particulièrement attendues dans la région. Il a cité la route destinée à désenclaver certaines zones du Fogny, le pont de Ziguinchor, le centre de santé de Sindian, la boucle du Fogny ainsi que le futur hôpital de référence dont la construction devrait marquer une étape importante dans la modernisation du système sanitaire régional.

Pour Yankhoba Diémé, la priorité doit être accordée à la sécurisation du financement et au respect des procédures administratives avant toute cérémonie de lancement. À cet effet, il a averti contre les annonces précipitées et les promesses qui ne reposent pas sur des engagements budgétaires formellement validés.

Évoquant le futur hôpital de référence, le ministre n’a pas caché son ambition de voir la Casamance disposer d’une infrastructure sanitaire répondant aux standards les plus élevés. Un établissement qui viendra renforcer considérablement l’offre de soins et réduire les évacuations vers les grands centres hospitaliers du pays.

Au-delà des projets eux-mêmes, l’essentiel de son message portait sur la nécessité d’une information juste des populations. Devant les chefs religieux, les notables et les autorités présentes, il a dénoncé les tentatives de récupération politique de certains programmes publics.

Selon lui, les infrastructures ne doivent pas devenir des objets de polémique ou de confrontation entre acteurs politiques. Ce qui importe avant tout, a-t-il souligné, c’est leur impact concret sur le quotidien des citoyens.

Le ministre a ainsi appelé les populations à demeurer vigilantes face aux discours de manipulation et à privilégier les faits. Les attentes des habitants, a-t-il rappelé, concernent avant tout des réalisations tangibles : des routes praticables, des structures sanitaires performantes, des établissements scolaires adaptés et des équipements susceptibles d’améliorer durablement leurs conditions de vie.

Cette déclaration a marqué l’un des moments forts de la 10e édition de la Ziarra annuelle de feu Cheikh Ousmane Sountou Badji. Organisée sous l’autorité spirituelle des Khalifes jumeaux, Abdoul Hassan et  Abdoul Hussein Badji, la rencontre a réuni de nombreuses personnalités administratives, coutumières et religieuses venues renouveler leur attachement aux enseignements du défunt guide religieux.

À travers son intervention, Yankhoba Diémé a voulu délivrer un message clair : le développement de la Casamance est en marche, mais il doit s’inscrire dans le respect des règles qui gouvernent l’action publique. Une démarche qu’il considère comme la seule garantie d’une réalisation effective des grands projets attendus par les populations.

Author: La rédaction

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