L’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) entre dans une nouvelle zone de turbulences. Réunis en assemblée générale, les enseignants-chercheurs regroupés au sein du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) ont décidé de suspendre toutes les activités pédagogiques et administratives à partir de ce lundi à 8 heures, dénonçant le non-paiement de leurs salaires du mois d’octobre.
Dans un communiqué rendu public à l’issue de la rencontre, la coordination du SAES/UASZ fait part de sa vive préoccupation face à une situation qu’elle juge récurrente et préjudiciable aux conditions de vie des personnels d’enseignement et de recherche. Le syndicat estime que ces retards répétés dans le versement des rémunérations alimentent une incertitude permanente et portent atteinte aux droits fondamentaux des travailleurs.
Les enseignants-chercheurs rappellent qu’ils continuent d’assurer leurs missions d’enseignement, de recherche et de service à la communauté avec professionnalisme, mais considèrent qu’ils ne peuvent être tenus d’honorer durablement leurs engagements sans recevoir en contrepartie la rémunération qui leur est due. Pour le SAES, le paiement du salaire ne saurait être considéré comme une faveur accordée aux agents, mais comme une obligation légale qui doit être respectée avec régularité et ponctualité.
Face à l’absence de paiement des salaires d’octobre, le syndicat a ainsi décidé d’observer une grève totale touchant aussi bien les activités pédagogiques que les services administratifs. Le mouvement devrait se poursuivre jusqu’à la régularisation complète de la situation.
La coordination syndicale a, en outre, appelé l’ensemble de ses militants à faire preuve de discipline dans l’application du mot d’ordre. Elle avertit également que cette démarche pourrait devenir automatique chaque premier jour ouvrable du mois si les retards de salaires venaient à se répéter.
Cette nouvelle cessation d’activités intervient dans un contexte où les questions liées aux conditions de travail et au respect des engagements envers le personnel universitaire demeurent au cœur des préoccupations des enseignants. En attendant une réaction des autorités compétentes, les étudiants et l’administration de l’UASZ devront composer avec les conséquences de ce mouvement qui risque d’affecter le fonctionnement normal de l’institution.








